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Insultes racistes: Diakhaby est anéanti, selon le capitaine du FC Valence

Mouctar Diakhaby, le défenseur du FC Valence, a dénoncé des insultes racistes présumées adressées par un adversaire, dimanche lors du match à Cadix. Le défenseur français est abattu selon son capitaine José Luis Gayà.

Un épisode déplorable de racisme a bouleversé la rencontre entre Cadix et Valence, dimanche. Mouctar Diakhaby, défenseur français valencien, a dénoncé des insultes racistes qu'aurait tenues Juan Torres Ruiz, dit Cala. Ce dernier aurait prononcé les mots "negro de mierda" (noir de merde) en direction de l’ancien Lyonnais, qui a tout de suite alerté l’arbitre et ses coéquipiers.

Solidaires, ces derniers ont alors quitté le terrain. Ils y sont revenus 15 minutes plus tard avec l’accord de Diakhaby. Mais ce dernier n’a pas repris. Il a été remplacé par Hugo Guilamon. Selon son capitaine, José Luis Gayà, le joueur français était beaucoup trop anéanti par cet épisode.

"Avec lui jusqu'à la mort"

"Diakhaby nous a dit qu'il (Cala) l'avait insulté, avec une insulte raciste, a expliqué l’arrière gauche de Valence. Nous avons condamné cela, nous allions suivre le joueur, mais ils nous ont dit que nous devions reprendre, sinon, nous allions perdre les trois points et plus encore. Diakhaby nous a dit d’y retourner et nous y sommes allés parce qu'il nous a autorisés. Il nous a dit sur nous allions perdre les trois points sinon."

"Par-dessus tout, nous sommes sortis parce que Diakhaby nous a demandé de sortir, précise-t-il. Il est anéanti, car ils lui ont fait une insulte très laide, que je ne vais pas dire, et nous sommes avec lui jusqu'à la mort. Si Diakhaby était à ce point, il a dû lui dire quelque chose. Je n'ai pas vu Cala parce qu'il est sorti".

Cala, auteur du premier but de son équipe, a finalement été remplacé à la mi-temps par Marcos Mauro." La Fédération espagnole a publié le rapport de l’arbitre Medié Jiménez. "Mouctar Diakhaby, une fois averti pour contestation, me dit: 'Il m’a appelé « negro de mierda » ("nègre de merde")", en référence au n°16 de Cadiz, Juan Torres Ruiz (dit Cala). Ce fait n’a été perçu par aucun membre du corps arbitral."

NC