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Nabil Fekir au Betis Séville, ça donne quoi?

Nabil Fekir a été convoqué en équipe de France pour les derniers matchs éliminatoires de l’Euro 2020, face à la Moldavie et l’Albanie. L’ancien capitaine de l’OL vit pourtant un début de saison assez difficile en Liga. Au sein d’un Betis Séville en détresse, le milieu de terrain de 26 ans a pour l’instant du mal à exprimer son talent.

Lorsqu’il a entendu son nom sortir de la bouche de Didier Deschamps, il a dû être soulagé. Nabil Fekir a été convoqué en équipe de France pour préparer les deux derniers matchs des éliminatoires de l’Euro 2020, face à la Moldavie (ce jeudi au Stade de France, 20h45) et en Albanie (dimanche à Tirana, 20h45). Et ce n’était pas une certitude vu ses dernières performances. Le sélectionneur des Bleus l’a d’ailleurs surtout appelé par rapport à son vécu. Car sur le terrain, le champion du monde traverse une période délicate.

Trois buts, dont un au Camp Nou

Depuis son arrivée au Betis Séville l’été dernier, l’ancien capitaine de l’OL (recruté pour 19,75 millions d’euros, hors bonus) peine à se montrer sous son meilleur jour. En onze matchs de Liga, dont dix comme titulaire, il a inscrit trois buts (un au Camp Nou face au FC Barcelone) et délivré une passe décisive. Rien d’infamant en termes de stats pures. Mais sur la forme, Fekir déçoit les supporters, qui l’ont accueilli comme une rock star lors de son transfert.

Il n’apporte pas l’étincelle attendue

A l’image de sa prestation poussive lors du derby face au FC Séville, le week-end dernier (1-2), le milieu de terrain de 26 ans n’apporte pas l’étincelle attendue. Dans un championnat qui prône pourtant un football technique, en phase avec ses qualités naturelles, le n°8 des Verdiblancos a du mal à faire des différences pour l’instant. Malgré tout, il conserve un discours positif. "Je dirais que ça se passe bien. C’est vrai que les résultats collectifs pourraient être meilleurs, mais globalement, je suis satisfait", expliquait-il à El Pais il y a dix jours.

Le Betis proche de la zone rouge

Pour le Betis, en revanche, ça se passe clairement moins bien. Après treize journées, le club andalou occupe une triste 17e place au classement. A douze points du Barça et du Real, co-leaders. Avec seulement trois victoires au compteur. Un bilan catastrophique pour une formation qui disputait la Ligue Europa la saison passée. La faute notamment à l’entraîneur Rubi, qui ne parvient pas à imprimer une vraie identité de jeu.

Les tâtonnements de son entraîneur

Au gré de ses ajustements de système, en 3-4-2-1, 4-4-2 ou 4-2-3-1, Fekir change régulièrement de zone, même s’il évolue la plupart du temps dans un registre axial. Parfois comme seul meneur, parfois aux côtés de Sergio Canales. "Il faut un peu de temps pour assimiler les consignes de l’entraîneur, reconnaissait l’ex-Gone dans El Pais. J’espère que nous ferons mieux avec le temps. Nous ne sommes pas au niveau des attentes mais nous ne devons pas baisser les bras. Je pense que le problème est surtout dans nos têtes, nous manquons de confiance."

Plutôt épargné par les blessures

Lui le premier. Alors qu’il est plutôt épargné par les blessures, Fekir, qui n’a manqué que deux matchs fin septembre pour un problème musculaire, n’a pas encore conquis l’Espagne. Loin de là. Pour le moment, ça ne lui coûte pas sa place en sélection. Mais si la situation perdure, la question se posera forcément. A lui de monter en régime dans les prochaines semaines. En commençant par la réception de Valence, le 23 novembre, après la trêve internationale.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur