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Aulas-Eyraud: comment sortir du clash?

Depuis plusieurs jours, Jean-Michel Aulas et Jacques-Henri Eyraud se livrent un clash assez violent par médias interposés. Un conflit qui a deux façons de se régler.

Aulas et Eyraud gèrent ça entre eux

C'est une option qui semble se dessiner assez clairement. Après des jours d'échanges musclés et de menaces à peine voilées via médias interposés, Jean-Michel Aulas et Jacques-Henri Eyraud devraient enfin communiquer directement. Ce dimanche, le président lyonnais a indiqué qu'il allait prendre les devants, redoutant que "dans les excès, on ne puisse plus arrêter cet engrenage". "J'appellerai demain (lundi) Jacques-Henri pour lui dire qu'il faut stopper, a-t-il déclaré. A un certain moment, la surenchère verbale dépasse le sens des responsabilités."

Eyraud, qui a prévenu qu'il allait rendre "coup pour coup" à Aulas (qui n'a pas écarté la possibilité d'engager "des suites judiciaires"), s'est brièvement exprimé sur le sujet après le match nul de l'OM à Angers (1-1). "Nous nous expliquerons en direct, sans médias interposés", a-t-il lâché. Après des jours d'ambiance très tendue et alors que les deux équipes sont à la lutte pour le podium, le coup de fil risque d'être savoureux.

Les instances tapent du poing sur la table

La LFP a déjà prévenu qu'il fallait que cela cesse très vite. Ce samedi, Nathalie Boy de la Tour a lancé un "appel au calme" aux deux présidents. "Je ne peux que déplorer l'image négative que de telles discussions peuvent engendrer, a indiqué la présidente de la Ligue. Je rappelle qu'il faut faire preuve de dignité, de retenue, d'exemplarité, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Il faut raison garder, mais c'est compliqué dans un univers où la tension sportive est très forte."

En plus de la LFP, la FFF pourrait également intervenir pour régler ce différend. "Il faut qu'on se parle. J'ai eu le président Le Graët au bout du fil, j'ai eu Nathalie Boy de la Tour (président de la LFP, ndlr) aussi. Je pense qu'il faut siffler la fin de la récréation", a déclaré Aulas. Si la LFP et la FFF n'arrivent pas à calmer cette "guéguerre", c'est que le mal est vraiment très, très profond.

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Alexandre Alain Rédacteur