RMC Sport

Banderoles homophobes: Giroud veut identifier un à un les "fauteurs de trouble"

Interrogé par Le Figaro sur les polémiques à répétition en Ligue 1 à cause de banderoles déployées et de chants entonnés dans les stades, Olivier Giroud déplore des sanctions mal adaptées à ses yeux. L’attaquant des Bleus et de Chelsea voudrait que les véritables fauteurs de trouble soient punis.

Depuis le début de la saison, le football français est confronté à un problème pour l’instant toujours insoluble. Dans les stades de Ligue 1 et de Ligue 2, des chants et insultes à caractère homophobe sont proférés et des banderoles insultantes sont déployées. Les débats sont vifs et les avis partagés sur la manière de gérer ces situations, dans un contexte où les conflits entre les Ultras et la Ligue ne désenflent pas. Plusieurs matchs ont déjà été momentanément arrêtés, provoquant satisfaction et exaspération, c’est selon.

"En Angleterre, ça ne pourrait pas passer"

Olivier Giroud, ancien pensionnaire des ligues françaises (Grenoble, Istres, Tours et Montpellier), en pointe pour évoquer le problème de l'homophobie dans le football, a évoqué le dossier dans les colonnes du Figaro. L’attaquant appelle à "ne pas tout mélanger". "Ces chants-là existent depuis des années et il ne faut pas tout confondre avec les banderoles récentes. Il y a un amalgame qui est fait que je ne comprends pas", déclare le joueur de Chelsea.

S’il n’a pas de solution pour régler la question des chants, l’attaquant estime qu’il est possible d’empêcher le déploiement de banderoles insultantes et prend le championnat qu’il fréquente depuis sept ans en exemple: "Il faut identifier les fauteurs de trouble et les mettre en dehors des stades. En Angleterre, ça ne pourrait pas passer, il y a une répression qui oblige les supporters à se tenir à carreau. A Chelsea, un gars a proféré des insultes racistes, il a été banni du stade à vie. C’est une solution."

L'homosexualité dans le foot, "un vrai tabou"

Plus généralement, Olivier Giroud estime que "c’est une question d’éducation et de sensibilisation" et que "le processus est très long". Il s’inquiète du "monde que l’on va laisser à nos enfants" et parle de l’homosexualité dans le football comme d’"un vrai tabou".

"Dans la réalité, c’est dur d’afficher son homosexualité dans le monde du foot. Même impossible. Certains l’ont fait, mais personnellement je ne connais pas d’homosexuels dans le foot. Je suis incapable de vous dire s’il y en a. Même dans le vestiaire, ça ne se sait pas. Je ne dis pas que les gars se cachent, mais ils le gardent pour eux, c’est certain", confie le buteur.

N.B