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Beckham, la poule aux œufs d’or

David Beckham

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Les dirigeants parisiens ont eu beau s’en défendre : David Beckham au PSG, c’était aussi une affaire de gros sous. L’Anglais, qui prendra sa retraite à la fin de la saison, a forcément pesé au niveau du business parisien.

Cinq petits mois, des bouts de match, une passe décisive, un titre… Depuis la clinquante arrivée de David Beckham lors du mercato hivernal, l’encre a coulé. A flots. Des faits et gestes scrutés. Des performances sportives décortiquées à la moindre apparition. L’Anglais, conformément à son statut d’hyper-star, n’a pas laissé indifférent. Mais malgré un professionnalisme irréprochable, les chiffres que l’on retiendra de sa parenthèse parisienne ne sont pas ses lignes statistiques. Footballeur le mieux payé de la planète en 2012 (38,8 millions d’euros), Beckham a, sans grande surprise, défrayé la chronique sur des questions pécuniaires. Son salaire, déjà, reversé intégralement à une association. Ou encore sa tournée en Chine en mars, le privant de trois séances d’entraînements pour faire rayonner la marque PSG sur le continent asiatique.

Quoi qu’aient pu en dire les dirigeants parisiens au moment de sa signature, David Beckham n’aura jamais été qu’un simple joueur. « Il a fait sortir le footballeur du stade, il lui a fait quitter le terrain, et il est rentré dans la société, confirme l’économiste Pascal Perri. Il incarne d’une certaine façon une marque. On nous dira que David Beckham a contribué à la marchandisation du football. C’est vrai, mais pour le plus grand profit du football. Il a fait en sorte que le footballeur soit non seulement un grand sportif mais aussi quelqu’un qui est capable de porter des valeurs, c’est-à-dire une autre image à l’extérieur du stade, dans la société ».

Perri : « Il s’est transformé en mur publicitaire »

Chantre du football marketing par excellence, le futur retraité aura donc joué son rôle à la perfection. Au point qu’une reconversion comme ambassadeur du PSG soit largement envisageable. « Il s’est transformé en véritable mur publicitaire, poursuit Perri. Il a réalisé un chiffre d’affaires personnel record l’an dernier. Sachant que parmi ses revenus, seule une petite partie est liée à son activité de footballeur. C’est tout ce qu’il y a autour : les contrats publicitaires, les produits dérivés… C’est l’entreprise unipersonnelle d’un grand footballeur mondial connu partout et par tous ». D’ailleurs, en touchant un salaire mensuel minimal (2 200 €) sur une durée de cinq mois, Beckham devrait échapper à toute imposition. Pas une question d’argent, vraiment ?

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