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Blanc : "N’allez pas chercher des problèmes"

Laurent Blanc

Laurent Blanc - AFP

Laurent Blanc s’attend à être mis sous pression après les deux défaites subies cette semaine par le PSG, à Barcelone (3-1) et Guingamp (1-0). Mais l’entraîneur parisien reste persuadé qu’il a toujours le soutien de son vestiaire.

Laurent, votre équipe a-t-elle manqué de fraîcheur quatre jours après le match à Barcelone (défaite 3-1) ?

On a puisé dans nos réserves contre le Barça parce qu’on n’a pas eu le ballon. On a beaucoup couru. Après, Guingamp est allé brillamment se qualifier (pour les 16es de finale de la Ligue Europa) en Grèce (victoire 2-1 chez le PAOK Salonique). Ils ont eu un jour de moins de récupération. Certes, le terrain est difficile, et je comprends que ce n’est pas facile de faire le jeu. Malgré tout ça, je pense que Paris avait les moyens, sur ses qualités individuelles et collectives, de gagner le match. Mais il aurait fallu jouer à un autre niveau. Dans une équipe, il y a des leaders, dont l’entraîneur fait partie, qui doivent hausser leur niveau de jeu pour faire en sorte que le collectif le fasse aussi. On a été trop mis en difficulté par cette équipe de Guingamp. La différence s’est faite dans l’agressivité. On en manque dans tous les secteurs de jeu. Ce soir, on est tous à mettre dans le même sac, moi y compris.

Quelle est votre part de responsabilité ?

La part de responsabilité de l’entraîneur est toujours présente. Le mérite de gagner des matches revient toujours aux joueurs, et c’est normal. Ils sont sur le terrain, ce sont eux qui marquent les buts et remportent les matches. Par contre, en cas de défaite, le responsable est souvent, et uniquement, l’entraîneur. C’est le métier qui veut ça. Encore plus dans un dans un club comme Paris, avec un environnement que vous connaissez bien puisque c’est vous (les journalistes ; ndlr). Il va falloir trouver un responsable et je sais très bien le responsable que vous avez déjà trouvé.

« Un entraîneur est toujours en danger quand il perd »

Sentez-vous vos cadres encore derrière vous ?

Oui, oui, oui. N’allez pas chercher des problèmes. On en a suffisamment comme ça. Je sais que vous allez chercher des dissensions dans le vestiaire, entre l’entraîneur et les joueurs. Non. Mais il faudra gagner des matches parce que, comme vous le savez, la victoire resserre les liens et la défaite a tendance à les distendre.

Cela vous semblerait-il injuste de ne pas finir la saison avec cette équipe ?

Pourquoi me dîtes-vous ça ? Vous savez, un entraîneur est toujours en danger quand il perd. On vient d’enchaîner deux défaites, même si on n’avait pas perdu depuis le 7 mai. Sans compter le mois de juillet, où il n’y avait pas de match, cela faisait six mois. Ça peut aller très vite dans un club et vous êtes bien placés pour le savoir puisque vous allez aussi alimenter ça. Il faut faire avec.

la rédaction avec Pierre-Yves Leroux