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Bordeaux: Bruno Fiévet se porte candidat au rachat du club

L'homme d'affaires Bruno Fiévet annonce sur RMC qu'il est intéressé pour reprendre le FC Girondins de Bordeaux, tout juste placé sous protection auprès du tribunal de commerce. Il avait déjà formulé une offre de rachat en septembre, mais le propriétaire américain King Street l'avait refusée.

Le sauver des Girondins de Bordeaux sera-t-il Bruno Fiévet? L'homme d'affaires s'est en tout cas officiellement déclaré intéressé pour racheter le club, tout juste placé sous protection du tribunal de commerce à cause du désengagement de l'actionnaire américain King Street.

"Concrètement, on va discuter avec le tribunal pour savoir sous quelles conditions le club est à vendre", a-t-il déclaré ce jeudi dans Top of the Foot sur RMC.

En septembre, King Street avait rejeté une offre d'environ 70 millions d'euros de cet investisseur qui fait affaire dans la finance. "J'avais annoncé que je ne souhaitais pas continuer dans un projet de reprise, parce que je ne voyais pas le bout du tunnel. La lumière est arrivée, finalement", a-t-il constaté.

Une dette qui avoisine 130 millions d'euros?

Pas question pour l'heure de s'avancer sur de nouveaux chiffres, notamment parce que la situation a donc bien évolué à tous les niveaux et qu'il va falloir faire un point sur la dette colossale du club. "En fonction de ce qu'on va nous annoncer au tribunal, on sera à même de proposer une offre de reprise, a-t-il prévenu. Je ne veux pas vendre de rêve. Il faut savoir quelle est vraiment cette dette. Pour moi, elle est plus importante que 45 millions d'euros. Je peux même assurer qu'elle est proche des 130 millions".

"On avait présenté une offre aux alentours de 70 millions, mais c'était à un moment où les droits TV étaient assumés par Mediapro et que la jauge des stades n'était pas nulle. Ce qui valait en septembre ne vaut plus aujourd'hui. Je ne veux créer ni espoir ni désespoir. Il est tout à fait possible que les Girondins soient rachetés pour 5 millions et que King Street reparte avec la dette. Tout comme il est possible qu'ils laissent 130 millions. Tout dépendra de ce que va dire le mandataire", détaille Bruno Fiévet, qui assure que son projet est "écrit" et ficelé sur le choix des collaborateurs.

Par ailleurs interrogé sur l'annonce du club en elle-même, Bruno Fiévet assure avoir vu venir cette issue: "Ce n'est pas une surprise. Je l'avais déjà dit au mois de septembre. On m'avait pris pour un fou, à l'époque. (...) Je suis surpris par le timing, à trois jours d'un match capital contre Lorient. J'imagine maintenant la complexité pour le staff de motiver les troupes".

https://twitter.com/julien_absalon Julien Absalon Journaliste RMC Sport