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Bordeaux - De Tavernost : "Il faudrait que certains aillent voir ailleurs"

Nicolas de Tavernost

Nicolas de Tavernost - AFP

Invité ce dimanche de Direct Laporte, le président de M6, actionnaire principal des Girondins de Bordeaux, Nicolas de Tavernost, est revenu sur la première partie de saison de son équipe, qui reçoit l’OM ce dimanche en clôture de la 19e journée de L1 (21h). Il promet des ajustements lors du mercato d’hiver.

Nicolas de Tavernost, comment jugez-vous la santé sportive de votre club aujourd’hui ?

C’est difficile. On vit une première partie de saison pas bonne. Ça va un peu mieux sur la fin mais ce n’est pas le rythme normal d’un club comme Bordeaux. Il va bien falloir finir ce soir (contre l’OM) et se retrousser les manches pour la deuxième partie de la saison.

Est-ce que Bordeaux a les moyens de faire mieux ?

On a un nouveau stade. On a un effectif quand même important qualitativement. Non, c’est très décevant. Il y a quelques signes d’amélioration comme la victoire contre Monaco en Coupe de la Ligue (3-0). On le sait, la Coupe de la Ligue est le plus court chemin, quand même, pour aller en Coupe d’Europe. Mais il y a des gros. Et puis cette place… même si le championnat est resserré, même si les gros ont parfois des difficultés, ce n’est pas notre place (16e avant le match contre l’OM, ndlr). Si on en est là où on en est, on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes.

C’est-à-dire ?

Nous avons fait un effort important la saison dernière. Le club a perdu près de 10 millions cette année quand même. Quand le club a été en difficulté, on a continué à l’aider. Il y a eu des recrutements qui n’ont pas été exceptionnels. La vraie satisfaction que l’on a en ce moment, ce sont les jeunes. Il y a une jeune classe qui arrive à Bordeaux, pas par hasard et j’espère que ça va booster tout ça.

« On a l’équipe pour se redresser »

Y aura-t-il du mouvement lors du mercato ?

Il y aura des ajustements, certainement. Nous sommes disposés à cet égard, je l’ai dit au président. Mais il y aura aussi des départs. Il ne s’agit pas simplement de remplir, remplir, remplir en attendant d’avoir un bon joueur. On a l’équipe pour se redresser. Je le répète, il y a une jeune classe qui arrive, des cadres qui font leur boulot et d’autres qui sont un peu plus dormants. Ceux-là, il faudrait qu’ils aillent voir ailleurs.

La défaite est interdite ce soir alors face à Marseille, qui n’a plus battu Bordeaux à l’extérieur depuis 1977 ?

Il faut que nous retrouvions de l’allant, du plaisir. Tout est possible dans ce championnat. On peut rattraper tout le monde si on fait un match correct. Les joueurs sont motivés. Ils ont un triple challenge ce soir : une 1000e victoire en Ligue 1, les points et puis Marseille. En football, ça ne se déclare pas une victoire mais je pense que les garçons sont motivés et que l’on va voir un bon match.

Avec M6, Bordeaux a-t-il les moyens de rivaliser avec le PSG ?

Non. On ne peut pas rivaliser avec le PSG. On peut rivaliser avec Lyon et Marseille. Mais Paris, non. Evidemment grâce à Paris, la France est plus connue à l’international. Les droits TV montent et le PSG remplit les stades. Il faut se réjouir de la réussite de ce club. Mais sur la durée, sur une demi-saison, on ne peut pas lutter contre le PSG. On n’a ni l’effectif ni les moyens. Comme je dis, on n’a pas de gaz à Bordeaux mais du vin (rires).