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Bordeaux: Kamano dézingue Bedouet et Ricardo

Dans une interview accordée à L'Equipe, l'ailier des Girondins de Bordeaux François Kamano règle ses comptes avec Eric Bedouet et Ricardo, qui l'auraient "enfoncé" durant l'hiver. Et le Guinéen se montre assez agressif envers l'ex-duo d'entraîneurs.

François Kamano n'a même pas attendu un mois pour balancer. Quelques semaines après le limogeage du manager bordelais Ricardo, et le reclassement d'Eric Bedouet comme préparateur physique, l'ailier des Girondins, buteur pour la première de Paulo Sousa le week-end dernier, dézingue ce samedi l'ancien duo de coachs dans une interview accordée à L'Equipe.

Evoquant l'épisode de son non-départ à Monaco, et sa longue période sans marquer, le Guinéen estime que Ricardo et Bedouet ne l'ont jamais épaulé. Au contraire. "Je m’attendais à avoir une discussion avec eux, qu’ils essaient de savoir ce qui n’allait pas: pourquoi un joueur qui a marqué autant de buts et fait autant de différences, tout d’un coup n’y arrive plus? Eux, ils s’en foutaient, estime-t-il. Ils en ont même profité pour m’enfoncer."

"Bedouet a beaucoup parlé sur moi"

S'il est remonté envers les deux hommes, c'est à Eric Bedouet, pourtant réputé pour être apprécié en interne, que Kamano semble en vouloir le plus. "Dès qu’on perdait, c’est parce que j’avais la tête ailleurs. Pour moi, on gagne ensemble, on perd ensemble. Après, je peux aussi comprendre. L’autre (Bedouet) n’était pas un vrai coach. Ce n’est pas la première fois qu’il se comporte comme ça. À chaque fois qu’il a dû prendre la relève, assurer une transition, il m’a mis sur le banc. [...] Il a beaucoup parlé sur moi. Peut-être qu’il y prenait du plaisir… Moi, de toute façon, je ne l’écoutais pas, il n’avait rien à dire. J’ai du respect pour lui et ce qu’il a fait pour le club mais, à un moment, il faut dire les choses."

Et pour couronner le tout, l'attaquant pointe aussi un manque de travail au quotidien. "Avec ce staff-là, je ne pouvais pas prendre de plaisir, assure-t-il. Les trois derniers mois, c’était chaque jour la même chose: toro et c’est fini. Tu ne transpirais même pas à l’entraînement." La reprise au Haillan s'annonce chaleureuse la semaine prochaine...

CC