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Courbis: "J’ai une proposition d’un club dans un pays très loin d’ici"

Quelques jours après l’annonce de son départ de Montpellier, Rolland Courbis est venu saluer ses anciens joueurs ce dimanche au domaine de Grammont. Le technicien de 62 ans va prendre du repos et dispose déjà d’une offre étrangère pour rebondir.

Rolland Courbis, comment se sont passés vos adieux avec vos joueurs ?

Déjà que les réunions je les fais assez courtes, mais là ça a été la plus courte de l’année 2015. Il y a eu le traditionnel souhait de santé, surtout que quand on a les qualités de footballeurs, et ils les ont, on peut les exprimer. Donc rien d’extraordinaire et maintenant je ne pense qu’à me reposer et je pars demain tranquillement du côté de Merano (ville thermale italienne, ndlr). Après, on verra à mon retour. J’ai une proposition d’un club dans un pays très loin d’ici (en Chine, ndlr). Pour le moment ça ne m’intéresse pas mais peut-être que dans une quinzaine de jours ça pourrait m’intéresser. On verra ça.

Avez-vous parlé à Pascal Baills et Bruno Martini, qui vous succèdent sur le banc ?

Oui, évidemment. Pascal a toutes les qualités pour réussir et toutes les connaissances pour savoir maintenant, après ce qu’on a passé ensemble, ce qu’il faut faire et ne pas faire, comment utiliser les joueurs, apporter sa traditionnelle touche personnelle de la synthèse qu’il a pu faire avec tous les entraîneurs avec lesquels il a travaillé. Quand on emploie l’expression « l’homme de la situation », je pense qu’effectivement c’est l’homme de la situation. Même s’il sait aussi que gérer 25 joueurs, ce n’est pas simple. Mais il a maintenant de la bouteille, il est entouré de gens compétents et ceux qui sont un peu moins compétents ont beaucoup de bonne volonté, donc ça fait quand même un club qui a de la complémentarité à certains postes, pas dans tous, mais à certains postes.

« On se quitte bons amis »

Avez-vous eu un pincement au cœur en revenant au domaine de Grammont ?

Obligatoirement, mais d’un autre côté ça fait partie du boulot. Quand on a la santé dans notre vie actuelle, dans une période compliquée, ça me paraît être la chose la plus importante. Quand on a un problème professionnel à régler, on le règle avec beaucoup d’intelligence, autant du côté de Louis et de la famille Nicollin que de moi-même. Vingt-quatre mois c’est court mais c’est très long en même temps. On se quitte bons amis. Laurent a eu la bonne parole parce que je pense que sans lui, on serait en train de se battre pour la dernière place avec Troyes, alors que je pense qu’on pourrait se battre avec Caen et Monaco pour la deuxième place avec vraiment pas grand-chose, un peu de discussion, quelques réunions, quelques communications en interne et pas par voie de presse… C’est dommage mais il y a des choses beaucoup plus graves. Et comme l’a dit Laurent (Nicollin), il ne reparlera de moi qu’au mois de mai. Même si je suis plus âgé que lui, je vais suivre cet exemple. C’est la dernière fois qu’on m’entendra parler de Loulou, de Laurent et de Montpellier.

Vous avez donné une liste de conseils à Laurent Nicollin pour qu’il fasse progresser le club…

Oui, mais je vois qu’il anticipe beaucoup de choses. Il a été très bon sur les trois derniers mois. Montpellier a la chance de l’avoir. Qu’il continue à être motivé et Montpellier n’a pas de soucis à sa faire.

Julien Landry