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Crise à Bordeaux: "Ce sont des ordures", Dugarry se lâche sur King Street

Christophe Dugarry a réagi ce jeudi soir sur RMC au désengagement du fond d’investissement américain King Street, propriétaire et soutien financier du club, qui plonge les Girondins de Bordeaux dans une grave crise. L’ancien Bordelais a dénoncé l’attitude de King Street et du président du club Frédéric Longuépée.

Coup de tonnerre ce jeudi soir à Bordeaux, avec l’annonce du désengagement de l’actionnaire majoritaire de club, King Street, en raison de difficultés financières. Le club est placé sous la protection du tribunal de commerce et les Girondins sont en danger.

Après Alain Giresse et Elie Baup, Christophe Dugarry a également réagi sur RMC. Et l’ancien Bordelais n’a pas caché son agacement. "Ce sont des ordures, les types à la tête du club, on le savait, on l'a dit depuis des mois", a-t-il lancé.

"Ces gens sont appâtés par le gain, ils n'ont aucun scrupule à saigner les clubs. Ils pensaient que la poule aux œufs d'or était tellement belle avec l'arrivée de Mediapro... et tout s'est effondré. Ils se sont rendus compte qu'ils ne gagneraient pas d'argent et allaient même en perdre. Et ce sont les Girondins qui en souffrent. Je pense que certains doivent se regarder dans une glace: je pense au maire Alain Juppé qui a cédé le club à ces gens-là, à M6 et De Tavernost qui avait assuré que ces gens étaient solides et allaient faire ce qu'il fallait pour maintenir le club à son niveau. Cela n'a pas été le cas."

"Les gens qui étaient aux manettes ont tout fait pour couler le club"

Malgré son émotion, Christophe Dugarry voit dans cette annonce une occasion pour le club de repartir sur des bases saines. "Longuépée va dégager, c'est ce qu'on attendait tous. Des gens vont reprendre le club, j'espère que le club va retrouver son identité, son âme. Les gens qui étaient aux manettes ont tout fait pour couler le club. Ils ont pris des décisions qui ont pratiquement toutes été mauvaises. Il faut que tout ce monde dégage et ne revienne plus dans le football", a-t-il poursuivi.

"Bordeaux ne fait plus partie des grands, il faut l’accepter et se remettre au travail. Il faut se restructurer, repartir un peu à l’ancienne. Il y a des clubs avec des petits budgets, comme Angers, Reims, Nîmes, Strasbourg, qui ont des âmes. Tout n’est pas parfait, tout n’est pas exceptionnel tous les samedis, mais ils jouent avec leur cœur. Il faut retrouver l’esprit du football", a développé Dugarry.

La crise politique s’ajoute à la crise sportive

Seul propriétaire à la barre du club depuis fin 2019, King Street avait remis de l'argent au cours de l'été dernier pour rentrer dans les clous de la DNCG. Un autre apport avait été effectué en janvier, ce qui permettait de supposer que les dirigeants croyaient encore à leur engagement. La dette du club se chiffre aujourd’hui autour de 60 millions d’euros.

Les Girondins sont également en danger en Ligue 1. A cinq journées de la fin du championnat, les Bordelais pointent à la 16e place. Sous la menace d’une descente en Ligue 2, ils jouent un match décisif contre Lorient dimanche (15 heures). Pour tenter de ressouder les troupes, ils doivent effectuer un mini-stage, avant leur match contre les Merlus. Déjà bien terne, l’ambiance s’est encore un peu assombrie jeudi soir. La crise politique s’ajoute désormais à la crise sportive.

LL