RMC Sport

Droits TV: ce que réclamait Canal+ dans sa dernière offre

Avant d'annoncer son retrait des droits de la Ligue 1, remportés pour 80% des matchs par Amazon, Canal+ avait conditionné son offre à la LFP à plusieurs nouveautés dont le naming ainsi que l’installation de micros sur les arbitres et de caméras dans les vestiaires.

Deux semaines après l’annonce de son retrait sur la Ligue 1, la position de Canal + sur les droits télévisés se clarifie. Jeudi, Maxime Saada, président du directoire, s’est exprimé devant la rédaction football de Canal +. Une intervention qui a débuté à 17h30 et pendant laquelle il a surtout exposé les propositions faites à la Ligue de Football Professionnel. En particulier, les montants et l’impact de l’élite du football français sur les abonnements.

Selon nos informations, rien n’est définitivement acté et aucune annonce n’a été faite pendant ce rendez-vous. Et pour cause, une nouvelle procédure judiciaire devrait être engagée très prochainement sur le fameux lot à 332 millions d’euros pour les deux affiches tant désirées. Lundi, lors de l’assemblée générale de Vivendi, Saada avait déjà totalement exclu la Ligue 1 lors de la présentation de sa grille sports.

Canal voulait des cameras dans les vestiaires

Alors qu’un nouveau recours juridique est envisagé, Amazon vient de dévoiler ses choix de matchs top 10. BeIN Sports, de son côté, reste à l’affût du moindre mouvement de la chaîne cryptée. Les deux parties avaient initialement fait une offre commune pour un total de 595 millions d’euros, hors part variable (78 millions).

Selon nos informations, d’autres conditions avaient été fixées par le média dirigé par Vincent Bolloré. Notamment l’obtention du "naming" à partir de la saison 2022-2023 pour une "Ligue 1 Canal +", l’obtention de parts dans la future société commerciale de la LFP ou encore l’installation de micros sur les arbitres et de caméras dans les vestiaires.

Canal+ souhaitait aussi récupérer des droits étrangers et avoir un accès aux clubs pour la réalisation de documentaires. Le tout sans contrepartie financière, alors que par exemple Uber Eats versait plus de 8 millions d’euros par saison.

AP