RMC Sport

Droits TV: le député Cédric Roussel s’en prend aux "attitudes de voyou" de Mediapro

Le député Cédric Roussel a chargé ce vendredi le comportement de Mediapro dans l’affaire qui secoue actuellement le football français, avec la disparition de la chaîne Téléfoot. Le président du groupe d’études "Economies du sport" à l’Assemblée nationale exige des sanctions contre le groupe sino-espagnol.

La mort programmée de la chaîne Téléfoot provoque de nombreuses réactions au sein du football français. En défaut de paiement, l’entreprise Mediapro a vu son contrat de diffusion être rompu ce vendredi par la LFP, moyennant une indemnité de 100 millions d’euros par l’entreprise dirigée par Jaume Roures. Une issue qui ne convient pas à Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes (LREM) et président du groupe d’études "Economies du sport" à l’Assemblée nationale. 

"Il ne serait pas acceptable, pour la France, d’en rester-là, décrédibilisant notre pays et obérant à de nouveaux appels d’offres fructueux, a pesté le député dans une publication partagée sur les réseaux sociaux. Je souhaite que tout soit entrepris pour faire payer ce groupe international et ses attitudes de voyou."

"Eviter que le sport français soit vendu pour une bouchée de pain"

Le député Cédric Roussel en a profité pour rappeler le refus du groupe sino-espagnol de prendre part aux travaux de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une étude sur l’avenir du sport français. Et appelle à un soutien aux abonnés de la chaîne Téléfoot face au "champ de ruines" laissé en Ligue 1.

"Nous ferons des propositions prochainement pour mieux réguler et mieux organiser le financement du sport français, ajoute l’élu des Alpes-Maritimes. Un nouvel appel d’offre devra rapidement être organisé et devra être surveillé pour éviter que le sport français soit vendu pour une bouchée de pain."

Le fiasco Mediapro va coûter cher à la Ligue, même avec une reprise rapide des droits TV par un tiers. La LFP souhaite à tout prix éviter la non-diffusion des matchs du championnat et a obtenu de Mediapro une continuité jusqu’à l’arrivée d’un nouveau diffuseur au plus tard le 31 janvier ainsi qu'une indemnité de 100 millions d'euros. De son côté, le groupe Canal+ a coupé toute communication avec la LFP depuis trois ou quatre jours, voulant sans doute renforcer leur pression sur l’instance afin de renégocier à la baisse. A l’Assemblée nationale, on espère tirer des enseignements après cet échec retentissant pour le football tricolore.

JGL