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Fair-play financier: comment le PSG va assurer sa défense devant l'UEFA vendredi

Nasser Al-Khelaïfi

Nasser Al-Khelaïfi - AFP

Trois dirigeants du PSG ont rendez-vous ce vendredi avec l'UEFA à Nyon pour répondre devant l'instance européenne des dépenses du club. Ils tenteront d'assurer leur défense en prouvant que leurs contrats avec le Qatar ne sont pas surcotés, tout en montrant qu'ils suivent au plus près les recommandations de l'UEFA.

Le contrat de la discorde

Moins d’une semaine après avoir décroché un 7e titre de champion de France, le PSG va devoir défendre, une nouvelle fois, ses investissements records de l’été auprès de l’UEFA, ce vendredi après-midi. Trois dirigeants du club ont rendez-vous au siège de l’UEFA à Nyon (Suisse), pour rencontrer les enquêteurs du fair-play financier. Une étape importante pour Paris qui va devoir répondre à la confédération européenne selon qui les contrats de sponsoring avec des entreprises du Qatar sont surcotés.

Depuis plusieurs semaines, Paris a entre ses mains les résultats de l’enquête de l’UEFA, et ils ne sont pas favorables au club. Comme l’a révélé la semaine dernière le Financial Times, la confédération européenne s’appuie notamment sur le travail de l’agence de marketing sportif "Octagon", basée à Londres, selon qui les contrats qui lient Paris à des entreprises qatariennes sont surcotés, notamment celui avec QTA. La société préconise de ramener ce contrat de 100M€ actuellement à 50-70M€.

Une défense sur plusieurs axes

Le PSG compte bien se défendre. Impossible pour le club d’accepter une telle décote alors que l’UEFA avait encore accepté le montant au printemps dernier, et que depuis Paris s’est considérablement renforcé avec les arrivées de Neymar et Mbappé. Les dirigeants parisiens vont d’ailleurs se présenter à Nyon avec une autre étude en main: celle de l’agence Nielsen, agrée par l’UEFA, et dont les conclusions sont diamétralement opposées. Selon ce cabinet, la grande majorité des contrats de sponsoring du club sont corrects.

Le PSG va également montrer qu’il s’efforce depuis plusieurs mois à suivre toutes les recommandations des enquêteurs de l’ICFC. Que ce soit en termes de vente de joueur (Lucas est parti cet hiver à Tottenham pour 28M€) ou en termes de développement marketing à l’étranger.

En effet, dès le début de leurs investigations, les enquêteurs du fair-play financier avaient conseillé au club de travailler en priorité sur son développement en Asie, délaissé jusqu’à maintenant alors qu’il s’agit de l’un des marchés les plus porteurs. Message reçu à Paris puisque le club a annoncé ce mercredi la signature d’un contrat de plus de 20M€ en Chine, et que d’autres partenariats asiatiques devraient suivre.

Un éventail de sanctions très large

Quoi qu’il en soit, aucune décision ne sera prise par l’UEFA à l’issue de cette réunion. Les éléments amenés par le PSG seront ensuite étudiés et les enquêteurs de l’ICFC décideront au plus tard en juin de transmettre ou non le dossier à la chambre de jugement qui serait alors chargée de sanctionner le club sur la prochaine Ligue des Champions. L’éventail des sanctions est large: il va de l’amende à la suspension de toutes compétitions européennes. L’amende semble être exclue ("concernant le PSG cela n’aurait aucune incidence", nous dit-on dans l’entourage de l’UEFA), la suspension de Coupe d’Europe est également très improbable.

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A.A., MBo, L.T., S.D.