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"Ici, il y a plus de tactique", Milik décrypte les différences entre la Serie A et la Ligue 1

Dans un entretien accordé à l'Equipe, l'ancien attaquant de l'OM Arkadiusz Milik, prêté à la Juventus, revient sur ce qui différencie la Ligue 1 et la Serie A. Selon lui, c'est surtout sur le plan tactique que le championnat italien se distingue.

Il a quitté la Canebière il y a quelques mois pour mieux reprendre son envol de l'autre côté du Piémont. Après un an et demi passé à l'OM, Arkadiusz Milik a fait son retour en Italie lors du dernier mercato estival, à la Juventus, dans le cadre d'un prêt avec option d'achat. Et l'attaquant polonais réussit un bon début de saison sur le plan personnel avec la Vieille Dame (quatre buts en 11 apparitions toutes compétitions confondues).

"Ici il y a plus de tactique, alors qu'en France il y a plus d'espaces pour des joueurs rapides"

Interrogé dans le quotidien l'Equipe ce lundi sur son départ de Marseille, mais aussi sur les raisons de cette renaissance, le joueur de 28 ans évoque ses quatre années passées à Naples entre 2016 et 2020, qui lui ont permis de se familiariser avec le Calcio. "Je parle bien l'italien et c'est un atout important", précise-t-il également. "Je n'ai aucun problème pour comprendre l'entraîneur, toutes les consignes qu'il me donne."

Surtout, le numéro 14 du club bianconeri semble davantage à sa place en Serie A par rapport à la Ligue 1 et dresse quelques différences d'approche au niveau du jeu entre l'Italie et la France. "Ici (en Italie), il y a plus de tactique, à l'entraînement comme en match, alors qu'en France il y a plus d'espaces pour des joueurs rapides, des joueurs de côté qui courent", analyse-t-il. Une référence, peut-être, aux deux latéraux offensifs de l'OM cette saison, à savoir Jonathan Clauss dans le couloir droit et Nuno Tavares dans le couloir gauche.

Milik ne manque pas d'avoir un mot pour l'entraîneur de l'OM, Igor Tudor, "qui fait de très bonnes choses là-bas, des choses qu'il faisait en Serie A". Mais au-delà du seul aspect tactique différent entre l'Italie et la France, le Polonais évoque également la composition de l'équipe olympienne de son temps, sous Jorge Sampaoli, qui ne l'a pas forcément aidé dans ses performances. "À l'OM, je pense que j'ai été bon mais que j'aurais pu faire mieux, et je le sais. J'ai été bon mais pas très bon, et parfois pour faire ce petit pas en plus, surtout avec mes caractéristiques, il te faut les bonnes personnes autour, qui jouent aussi pour toi."

CMP