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Incidents à Nantes, Waldemar Kita : "Des petits voyous qui veulent m'impressionner"

Waldemar Kita

Waldemar Kita - AFP

Le président du FC Nantes, Waldemar Kita, a réagi après les incidents survenus en fin de match face à Toulouse (1-1) et aux menaces proférées à son encontre par des supporters nantais cagoulés, qui avaient fait intrusion dans la loge présidentielle.

Le visage est encore rouge. De colère ? D’émotion ? Il suffit de laisser Waldemar Kita s’exprimer un peu pour comprendre qu’il y a beaucoup des deux. Le président du FC Nantes, dont l’équipe a arraché le nul à domicile face à Toulouse (1-1), a fait l’objet ce samedi soir de menaces et d’insultes à son encontre de la part de supporters nantais cagoulés, qui ont pénétré dans la loge présidentielle que Kita venait d’évacuer, escorté par ses gardes du corps. Une fin de soirée surréaliste et une situation difficilement concevable pour l’homme d’affaires polonais.

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« Ils m’ont insulté pendant presque 90 minutes. Ça dure depuis 10 ans. Personne ne réagit. Il y a des gens hauts-placés. Il y a la préfecture, la police. On sait qui c’est, a déploré le patron du FCN au micro de BeIN Sports. Aujourd’hui, ils manifestent parce qu’on ne joue pas bien au football. Je ne suis pas non plus l’entraîneur. Je suis là pour organiser le club du mieux possible. Je pense avoir fait mes preuves à ce sujet. Dès qu’on perd, on s’en prend tout de suite à moi. Dès qu’on gagne, ce sont les autres qui sont bons. Ça ne me dérange pas. »

« On réagira peut-être au moment où un accident grave se produira »

Directement visé par ses supporters mécontents, Waldemar Kita assure ne pas avoir craint pour sa personne. « Non, je n’ai pas peur. Ils vont faire quoi ? Ils vont me tuer et alors ? Comme ça, la police et le préfet, ils auront peut-être quelque chose sur la conscience. Ils vont toucher à ma famille ? S’ils touchent à ma famille, là, ce sera autre chose, a-t-il assuré encore au micro de BeIN Sports. Il faut parler de l’accident grave qui peut arriver. Vous comprenez bien que ce n’est pas une vie. Ce n’est pas comme ça qu’on construit. Je ne peux pas me permettre de tout lâcher et de leur donner raison. On voit très bien aujourd’hui qu’il y a certains clubs qui ont disparu. Il y a eu Strasbourg, il y a Auxerre qui est en difficulté. Il ne faut pas lâcher des gens qui travaillent ici et qui essaient de faire des choses. Je ne suis pas l’entraîneur, j’essaie de donner tous les moyens pour que ça marche bien. J’essaie de prendre des gens compétents. »

Alors, qui sont ces individus entrés dans la loge présidentielle ? « Ce sont des petits voyous qui sont sous l’influence de l’alcool et sûrement celle de la drogue, a répondu Kita, qui profite pour, encore et toujours, tacler les autorités compétentes et la préfecture de Loire-Atlantique. On a les photos. Ils étaient là avant que j’arrive. Ils sont toujours là. Ils essaient de m’impressionner par toutes ces bagarres. Il y a plusieurs plaintes qui ont été faites auprès de la police pendant des années. Ce qui est un petit peu dommage, c’est qu’on n’est pas assez bien protégé même si la police a tout de suite bien réagi. Mais c’est là-haut qu’il faut prendre des décisions. Non, il n’y a pas à Nantes malheureusement d'interdictions de stade. On se pose beaucoup de questions à ce sujet-là. Est-ce que c’est une manipulation, est-ce que les gens font exprès ? Peut-être qu’on réagira au moment où il y aura un accident grave peut-être mortel. Et encore… une personne de plus, une personne de moins tout le monde s’en fout. » Un peu moins certainement depuis ce samedi soir.