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Incidents d’OL-OM: Aulas s’insurge contre un possible retrait de points

Au lendemain des incidents d’OL-OM, Jean-Michel Aulas s’est exprimé ce lundi devant quelques médias, dont l’AFP. Le président des Gones en a profité pour répondre notamment à une question sur un éventuel retrait de points contre son club.

Les premières sanctions sont tombées très rapidement. Mais elles ne seront sans doute pas les seules. Au lendemain des incidents qui ont entraîné l’arrêt d’OL-OM, dimanche lors de la 14e journée de Ligue 1, la commission de la discipline de la LFP a mis le dossier en instruction. Lors d’une réunion d’urgence, elle a également annoncé un huis clos total pour le Groupama Stadium à titre conservatoire. En attendant le verdict final, qui devrait être rendu lors de la séance du 8 décembre, dans un peu plus de deux semaines. Les Lyonnais recevront donc le Stade de Reims sans public, le mercredi 1er décembre (21h), lors de la 16e journée.

Reste à savoir si ce huis clos sera prolongé dans les prochaines semaines. Ou si l’OL écopera d’une sanction plus lourde. Interrogé ce lundi sur la possibilité d’un retrait de points contre son club, Jean-Michel Aulas n’a pas caché son agacement. "Il faut être d'une mauvaise foi évidente pour comparer les événements de Nice-Marseille, Montpellier-Marseille ou Lens-Lille (pour lesquels la commission de discipline avait prononcé des retraits de points, ferme ou avec sursis)", a répondu le président des Gones lors d’une conférence audio avec certains médias, dont l’AFP. Nous sommes sur des envahissements de terrains, des bagarres, des interventions de cadres techniques des équipes qui viennent faire la police.

"On est dans un cas différent"

"Je reste favorable aux sanctions sévères, y compris en matière de retrait de points pour des envahissements de terrain ou bagarres, car c'est la seule décision qui peut faire arrêter des groupes de supporters, a-t-il précisé. Mais, là, on est dans un cas différent car le groupe 'Bad Gones' se désolidarise de l'individu impliqué. Je ne suis pas certain que nous méritions un retrait de point sur cet épisode mais, si cela permet de faire progresser l'ensemble de la jurisprudence en matière de sécurité, il faudra alors regarder ce qui s'est passé depuis le début de saison et cela ne sera pas (seulement) un point qu'il faudra retirer (à d'autres)."

Si l’OL venait à être durement sanctionné, Aulas réclame des "sanctions rétroactives et cohérentes" pour les autres incidents qui ont émaillé le début de saison en Ligue 1. Dans tous les cas, le patron lyonnais s’attend à rejouer ce match face à l’OM dans les prochaines semaines: "Je n'imagine pas que l'on ne rejoue pas cette rencontre. Contre l'OM, Nice menait (1-0, ndlr) et les incidents n'ont pas permis au match de reprendre et, déjà, Marseille ne s'était pas représenté sur le terrain. Le match a été à rejouer sur terrain neutre (1-1). Il ne peut pas y avoir de décision différente."

"Je suis complètement solidaire de Labrune"

Aulas a également profité de sa prise de parole pour apporter son soutien à Vincent Labrune, le président de la LFP: "Je suis complètement solidaire de Vincent sur ce sujet. Je serai mardi dans le bureau du ministre de l'Intérieur. Si on doit renverser la table, cela doit être fait par tout le monde par équité et jurisprudence. Je suis d'accord sur le fait que cela ne doit plus se renouveler. Mais entre les idées qui peuvent mûrir un soir de catastrophe et la réalité quotidienne, il y a un grand pas et je ne pense pas que cela soit l'intérêt de la LFP et du football d'arrêter tous les matches. Commençons par appliquer les sanctions prévues. S'il y avait eu des antécédents à Lyon sur ce type de risque, nous l'aurions su et nous aurions été sanctionnés. Ce n'est pas le cas, c'est la première fois."

Dimanche soir, le choc entre l’OL et l’OM a viré au fiasco après moins de deux minutes. Dimitri Payet a été touché au niveau de la tête par une bouteille d’eau jetée des tribunes. Ruddy Buquet, l’arbitre de la rencontre, a renvoyé tout le monde aux vestiaires. Après environ deux heures de tergiversations et l’annonce d’une reprise par le speaker du stade, le match a été définitivement arrêté. De quoi créer des tensions entre les différents protagonistes de la soirée, qui ont chacun leur version de l’histoire et se renvoie la responsabilité des événements.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport