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Incidents en Ligue 1: une première réunion avec le gouvernement pour apaiser les tensions

Un rendez-vous a eu lieu mercredi place Beauvau entre des représentants des autorités, de ministères, de la LFP et de la FFF. Cette réunion, qui en appelle d’autres, a permis d’ouvrir le dialogue entre les différentes instances, après un début de saison marqué par de nombreux incidents en Ligue 1.

Le rendez-vous a duré environ une heure et demie. Pas de quoi envisager de profonds changements. Mais ce n’était pas le but de cette réunion programmée mercredi après-midi au ministère de l’Intérieur. Il s’agissait surtout d’ouvrir un dialogue entre les différentes instances après un début de saison marqué par de nombreux incidents en Ligue 1. Dans les stades et en dehors. Des représentants des autorités, de ministères, de la Ligue de football professionnel et de la Fédération française de football se sont retrouvés autour de la table, sous l’égide de la DNLH (Division nationale de lutte contre le hooliganisme) et de la DGPN (Direction générale de la police nationale).

Ce premier rassemblement, qui en appelle d’autres, a principalement servi à apaiser les tensions entre la Ligue et le ministère des Sports. Les pouvoirs publics en ont profité pour rappeler à la LFP et à la FFF les outils à leur disposition pour lutter contre les débordements.

Une nouvelle réunion avec les ministres à venir

Pour aller plus loin sur le sujet et aborder d’éventuelles évolutions législatives, une nouvelle réunion devrait se tenir la semaine prochaine, cette fois-ci en présence des ministres concernés. Gérald Darmanin l’a confirmé plus tôt dans la journée sur BFMTV: "Il faut sans doute qu’on réussisse à améliorer les choses, a estimé le ministre de l’Intérieur. M. Blanquer (ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports) et Mme Maracineanu (ministre déléguée aux Sports) y réfléchissent. Ils nous ont convié, avec le garde des Sceaux (Éric Dupond-Moretti), a une réunion la semaine prochaine. On aura l’occasion sans doute de le faire. Il y a pleins d’armes administratives possibles. On peut imaginer être plus rapide. On peut aussi être plus efficace avec les arrêtés administratifs ciblés. On peut aussi, avec la Ligue de football, réfléchir à des sanctions pour les clubs."

Darmanin "pas favorable" à l’interdiction générale de déplacements

En attendant, Darmanin prône une répression au cas par cas et n’envisage pas de sanctionner l’ensemble des supporters de L1, malgré les incidents qui ont récemment émaillé plusieurs rencontres, à l’image d’Angers-OM, Montpellier-Bordeaux ou Lens-Lille.

"Je prends déjà des arrêtés, rappelle-t-il. Je les prends quasiment chaque semaine. Ça ne me fait pas plaisir mais ça évite les débordements inacceptables qu’on a vu. Je ne suis pas forcément favorable à une interdiction générale de déplacements, d’abord parce que je ne suis pas sûr que ça soit constitutionnel. Toute interdiction générale est difficilement acceptable pour le droit. Et puis moi je suis un supporter de football, je ne veux pas que quelques-uns emmerdent la grande majorité des supporters."

Alexandre Jaquin avec Arthur Perrot