RMC Sport

Incidents OL-OM: Les mesures que pourraient réclamer les clubs face à la violence dans les stades

Après les incidents navrants qui ont conduit l'arbitre à interrompre le match de Ligue 1 OL-OM dès la deuxième minute, les dirigeants de clubs et la LFP ont rendez-vous au ministère de l'Intérieur. Et ils attendent des mesures.

Vincent Labrune l'a rappelé ce lundi, il avait alerté les pouvoirs publics dans une lettre en début de saison et avait demandé des mesures fortes. Au lendemain des incidents graves (une bouteille lancée des tribunes a touché à la tête Dimitri Payet dès la 2e minute de OL-OM, le match phare de la 14e journée de Ligue 1) qui ont conduit à l'arrêt du match, les clubs ont rendez-vous avec la LFP place Beauvau, au ministère de l'Intérieur. Une réunion très attendue par les dirigeants de clubs et la LFP qui en appellent à l’aide du gouvernement pour faire face aux violences dans les stades.

>> Suivez les suites des incidents de OL-OM en direct

Les clubs devraient proposer des pistes de réflexion, des mesures d’urgence. 
Voici certaines d’entre elles qui seront mises sur la table ce mardi :
- Clarifier les choses quant à la prise de décision concernant un éventuel arrêt du match (ce qu'a d'ailleurs demandé ce lundi matin Roxana Maracineanu). Si c’est l’arbitre et les délégués qui décident, qu’ils en aient alors la totale liberté et que le reste des avis (Prefecture, Ddsp, etc) soient uniquement consultatifs.

- Un barème clair pour chaque situation. Exemple: un joueur touché = arrêt du match et match perdu. Un projectile lancé = avertissement et au deuxième, match arrêté et perdu.

- Certains clubs demandent aussi la fin du bénévolat pour les membres de la Commission de discipline. Que ceux-ci soient salariés, totalement indépendants et légitimes pour prendre des décisions fortes.

- Un équipement plus efficace en caméras et et qui engagerait la responsabilité du club en cas de dysfonctionnement.

- Une charte signée par les clubs qui s’engageraient à dénoncer et arrêter leurs propres supporters en cas de débordements.

Les sanctions du ressort de la Justice

Les clubs comptent aussi bien profiter de ce rendez-vous au ministère de l’intérieur pour expliquer qu’ils sont souvent impuissants et démunis face à certaines situations. 

Par exemple, la législation n’autorise pas les Stadiers de fouiller les supporters au niveau de certaines parties intimes. Des projectiles et des fumigènes entrent donc facilement dans les stades.

De nombreux dirigeants de clubs ajoutent que la sévérité dans les sanctions est du ressort de la Justice, même si des peines de plus en plus significatives sont prononcées ces derniers temps.

RMC SPORT