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L’équipe-type de la 19e journée

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Des petits nouveaux dans ce onze la dernière journée de la phase aller. Mais aussi quelques cadres. Sur la forme du week-end, cette formation très créative en milieu de terrain dispose de sérieux arguments. D’autant que devant, on n’arrête plus le tandem infernal Ferreira Carrasco-Lacazette.

GARDIEN

Jonas Lössl (Guingamp)
Critiqué il y a quelques semaine, le gardien danois a semble-t-il rectifié le tir, à croire ses dernières sorties. Lâché par sa défense sur le but de Doumbia, il s’est mué en héros peu avant l’heure de jeu pour se montrer décisif sur le missile de Braithwaite et stopper le penalty de Ben Yedder.

DEFENSEURS

Ludovic Baal (Lens)
L’arrière gauche lensois déçoit rarement. Face à Nice vendredi, il n’a pas dérogé à la règle : solide face aux assauts de Puel et Pléa, Baal a aussi beaucoup pesé offensivement en s’appuyant notamment sur Cyprien.

Vitorino Hilton (Montpellier)
Le taulier de Montpellier. Le capitaine héraultais s’est montré infranchissable face à des Parisiens certes peu inspirés. Mais le Brésilien a aussi brillé dans les airs et dans son placement, tentant même sa chance face au but. Solide dans les duels également, notamment face à Motta ou Matuidi. Un match complet.

Jean-Philippe Gbamin (Lens)
19 ans et un talent gros comme ça. Face à des Niçois remuants (notamment Cvitanich, entré à l’heure de jeu), le jeune défenseur a tenu le choc. Mieux, il a démontré une vraie puissance physique. Une véritable promesse.

Jonathan Rivierez (Metz)
Symbole des difficultés posées par Metz à Monaco samedi : Rivierez, auteur d’un match très propre. Très solide sur son côté droit, il a parfaitement canalisé Ferreira Carrasco, Silva et Martial. Il est resté sérieux après avoir été repositionné à gauche suite à l’entrée de Métanire en deuxième période. Il ne peut pas grand-chose sur le but en contre de Ferreira Carrasco en fin de match.

MILIEUX

Jérémy Pied (Guingamp)
Excellent positionné en milieu droit. Dynamiteur infatigable de la défense adverse, il a souvent permuté avec Giresse et a donné le tournis à la défense toulousaine. Il a toujours joué juste et ses centres ont toujours trouvé preneur, sans toutefois finir au fond.

Gaëtan Charbonnier (Reims)
Un des grands artisans de la raclée infligée à Rennes, pourtant sur son terrain. Auteur de son deuxième but de la saison, le meneur de jeu a été intenable durant toute la rencontre, facilement démarqué et prêt à cadrer.

Romain Hamouma (Saint-Etienne)
Un but, deux passes décisives. C’est simple, face à Evian, l’ancien Lavallois est impliqué sur tous les buts stéphanois. Et le sien est splendide : percée dans la défense, repiquage au centre et frappe du gauche. Le tout sous le regard passif et médusé de Sabaly. Il s’est aussi montré généreux dans les efforts défensifs. Comme s’il était libéré depuis son but à Lorient en Coupe de la Ligue.

Nabil Fekir (Lyon)
Sur RMC, le président lyonnais Jean-Michel Aulas qualifiait le jeune Fekir (21 ans) de « Messi potentiel de l’OL ». Très, très prématuré. Mais à l’échelon hexagonal, le milieu offensif commence à peser. Son festival face à Bordeaux (une splendide passe décisive, un but tout en puissance) diffuse l’idée qu’il devrait être bien plus que le tube d’une moitié de saison. Ses nombreux prétendants continentaux ne s’y trompent d’ailleurs. Il en est d’ailleurs un qui serait bien inspiré de se manifester rapidement : Didier Deschamps. Car Fekir reconnait hésiter entre les sélections française et algérienne.

ATTAQUANTS

Alexandre Lacazette (Lyon)
On en viendrait presque à regretter l’arrivée de la trêve, de peur de dévier une si belle trajectoire. Encore auteur d’un superbe doublé face à Bordeaux dimanche (5-0), l’attaquant lyonnais en est à 17 buts à l’issue de la phase aller. A peine moins que Zlatan il y a deux ans (18, 30 en fin de saison. Et le garçon livre également des ballons décisifs (5 cette saison après une nouvelle en Gironde). Dans ses prières de Noël, Jean-Michel Aulas aura sans doute une pensée pour sa star… Qu’elle ne se blesse pas.

Yannick Ferreira Carrasco (Monaco)
Si le souvenir de James Rodriguez et Radamel Falcao s’estompe sur le Rocher depuis quelques semaines, Yannick Ferreira Carrasco en est en grande partie responsable. Samedi, sur la pelouse de Metz, sa frappe enroulée (79e) a offert sa 4e victoire consécutive (0-1) à l’ASM. Sur son côté gauche, l’ailier belge est le yang du verrou défensif mis en place par Jardim. Ses jambes de feu sèment la zizanie autant qu’elles empêchent les relances. Et à 21 ans, ses stats (4 buts, 4 passes en L1) témoignent de son efficacité nouvelle dans les zones décisives.

la rédaction