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Lavezzi, Cavani, Motta : les mises au point de Blanc

Laurent Blanc, entraîneur du PSG.

Laurent Blanc, entraîneur du PSG. - AFP

Avant le déplacement du PSG à Bastia ce samedi (17h), Laurent Blanc a balayé, ce vendredi en conférence de presse, quelques dossiers chauds du club parisien. Entre ironie et fermeté.

La mise à l’écart du duo Lavezzi-Cavani
L’ex-doublette de Naples, sanctionnée financièrement et sportivement, continue de s’entraîner en marge du collectif parisien. "Ils ont bien travaillé, mais c'est la moindre des choses, a assené fermement Laurent Blanc. Ils ont été professionnels, mais j'aurais aimé qu'ils le soient avant. » Revenus tardivement de vacances et absents du stage du club à Marrakech – « quelque chose d’inacceptable, un manque de respect total envers le club, le staff et les joueurs » dixit Blanc - les deux attaquants sont comme prévu punis de 20e journée de Ligue 1 et de match contre Bastia. Et l’entraîneur du PSG n’est pas pressé de trancher quant à leur réintégration : « Je prendrai une décision après le match face à Bastia, ou le lendemain. On n'est pas pressé. Comme eux n'ont pas été pressés de rentrer pour le stage. »

Thiago Motta encore trop juste
Remis d’une blessure au pied, l’Italien s’est entraîné jeudi avec le groupe mais est « encore trop juste » pour la rencontre face à Bastia. Il devrait faire son retour mardi pour le quart de finale de Coupe de la Ligue face à Saint-Etienne. Quant aux demandes supposées de transfert de l’international azzurri, Blanc la joue, là aussi, main de fer sans gant de velours. « Je l’ai rencontré hier (jeudi, ndlr), j’ai discuté avec lui. Il n’y a aucune demande de sa part de partir du PSG. Je suppose que s’il avait eu quelque chose à me dire, il l’aurait fait. Voilà, c’est tout. »

Pas d’intérêt pour Moussa Sissoko
Après avoir parlé de Thiago Motta, Blanc a été questionné sur un autre bruit du mercato parisien : le Magpie et international Moussa Sissoko, annoncé comme un renfort certain. Ce dernier n’intéresse pas le PSG. Blanc a été lapidaire : « C’est un bon joueur mais ce n’est pas le profil que l’on recherche. »

L’utilité du stage de Marrakech
Pendant quatre jours, jusqu’au 30 décembre, les joueurs et le staff parisien ont travaillé dans la capitale marocaine leurs gammes physiques et techniques, et éprouvé leur sens du collectif. Laurent Blanc en garde un bon souvenir : « C’était un stage fédérateur. Les stages de préparation sont importants, non seulement par la somme de travail effectuée, fondamentale pour réussir une saison mais aussi pour créer des liens. Le talent ne suffit pas, avoir de grands joueurs ne suffit pas. Il faut avoir une grande équipe et un grand état d’esprit, et ça on l’avait moins. » La victoire parisienne contre Montpellier lors du 32e de Coupe de France (3-0) a été le premier élément concret du souffle nouveau et des résolutions prises lors du stage. De là à parler de déclic ? « J’attendrai, il y a d’autres matches difficiles notamment à l’extérieur qui arrivent, mesure Laurent Blanc. On a pris conscience de certaines choses que ce soit le club, le staff, les joueurs et que si on veut y remédier, il fallait peut-être travailler et procéder d’une autre manière. Tout cela prendra de la consistance et de la considération à travers les résultats. »

La semaine de préparation marquée par les attentats
Deux attentats ont fait l’actualité cette semaine et les coupables ont été tués ce vendredi en fin d’après-midi. Blanc est revenu sur ces épisodes extra-sportifs, bien évidemment omniprésents tout au long de la semaine : « Le football n’est pas à l’écart et suit le mouvement qu’il y a eu hier (jeudi) partout. La solidarité est présente, comme partout en France. Les footballeurs sont des citoyens avant tout, ils ne sont pas insensibles à ce qui s’est passé. La vie continue, le travail continue. On s’est obligés de se préparer, de s’entraîner. Le contexte n’était pas joyeux mais il a fallu travailler. »

Loic Briley, avec I.Q.