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Ligue 1 : Angers prévient le PSG

A la veille de la réception du PSG, ce mardi au stade Jean-Bouin (19h), les Angevins ont adressé un petit message à l’actuel leader de la Ligue 1 : ils ont bien l’intention de dérégler la mécanique parisienne, toujours invaincue en championnat cette saison.

« Pour battre le PSG, il va falloir grimper l’Himalaya. Le faire en tongs, ça va être compliqué. Il va donc falloir bien se chausser. » N’allez pas chercher derrière ces propos de Stéphane Moulin une quelconque crainte ou prudence. L’entraîneur du SCO Angers, surprenant troisième de Ligue 1 après 15 journées, a de l’ambition. Celle de faire tomber le triple champion de France en titre, sacré champion d’automne samedi dernier et encore invaincu en championnat.

« On peut tous avoir, à un moment donné, une faille, rappelle Moulin. C’était l’année dernière, à la même époque mais Paris était tombé à Guingamp (1-0, le 16 décembre précisément, ndlr). Dans un contexte un peu similaire au nôtre. Ça doit nous donner des idées. »

« On va leur faire découvrir Angers de la meilleure des manières »

Des idées que ses joueurs cultivent déjà. Notamment le milieu défensif Romain Saïss, qui a bien l’intention de donner un petit cours de géographie aux joueurs parisiens. « Je ne sais pas si beaucoup de leurs joueurs savent où c’est Angers mais bon… si ils ne le savent pas, on va leur faire découvrir de la meilleure des manières j’espère », lâche l’intéressé. Comment ? En appliquant la même recette que depuis le début de la saison. Sans complexe.

« On a plus de cartes entre nos mains que dans un tirage du loto, estime le défenseur central Romain Thomas. On est acteur du match et dans un tirage de loto on ne maitrise rien tandis que sur un match de football, on peut éviter de faire certaines erreurs. Avoir Ibrahimovic au marquage ? Je ne vais pas le regarder jouer. Je vais être concentré comme d’habitude. Je vais essayer de l’embêter, qu’il se dise : "C’est qui celui-là ? Ce Breton derrière moi, je ne le connais pas et il est en train de m’emmerder !" » On en salive déjà d’avance.