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Ligue 1: barragiste, Nantes jouera sa survie face à Toulouse

Battus par Montpellier (1-2), les Nantais devront passer par les barrages pour assurer leur maintien en Ligue 1. Ils joueront leur survie dans l’élite contre Toulouse les 27 et 30 mai prochains.

La Ligue 1 a rendu son verdict. Et il est cruel pour le FC Nantes, battu (2-1) par Montpellier. Défait pour la 16e fois de la saison, Nantes est forcé de jouer un barrage contre Toulouse (27-30 mai) pour ne pas descendre à l’échelon inférieur, où l’attendent déjà Nîmes et Dijon, assurés de jouer en Ligue 2 la saison prochaine. L’épilogue est d’autant plus difficile à avaler pour les Nantais qu’ils avaient parfaitement réagi à l’ouverture du score de Gaëtan Laborde ((31e), après un penalty de Delort repoussé par Lafont.

Sur une déviation de Kalifa Coulibaly, l'une des révélations de la saison côté nantais, Randal Kolo Muani, a immédiatement relancé son équipe d’une puissante volée du pied droit (33e) dans ce match un peu fou où les deux équipes se sont totalement livrées, sans crainte, avec la seule volonté de se ruer à l'attaque pour marquer le plus de buts possible. Nantes avait besoin d’une victoire, voire d’un match nul qui aurait pu lui suffire, mais ils n’ont pas réussi à tenir ce résultat favorable, s’inclinant sur le fil.

Une décision de Ruddy Buquet fera sans doute beaucoup parler dans les heures qui viennent, alors que Marcus Coco aurait certainement pu bénéficier d’un penalty après une intervention plus que limite de Damien Le Tallec (78e). Andy Delort venait de donner l’avantage à son équipe (76e), et le match aurait pu basculer une deuxième fois en peu de temps au cours d'une soirée où la tension émotionnelle était à son comble. Mais l’arbitre de la rencontre s’est finalement ravisé après avoir accordé le penalty.

Devant l’écran au bord du terrain, M. Buquet a pourtant hésité plusieurs fois, mais sa dernière décision fut de revenir sur son premier jugement, et donc de ne pas accorder le penalty, qui aurait pu permettre aux Canaris d’assurer leur maintien in extremis. L’arrivée tardive d’Antoine Kombouaré au printemps a donné un coup de fouet aux Canaris et permis à Nantes de mettre fin à une série record de 16 matches sans victoire après le fiasco Domenech. Porté par un secteur offensif qui tournait à plein régime depuis quatre matches, Nantes y aura cru jusqu’au bout. En vain.

A quoi cela tient, une possible relégation... Sauvé malgré sa défaite (0-2) contre le PSG, Brest a virtuellement occupé la position de barragiste, tout comme Lorient. Quasiment condamnés à la trêve, les Merlus ont lutté contre leurs difficultés récurrentes à l’extérieur (10 points pris cette saison) pour arracher un nul (1-1) à Strasbourg, un concurrent direct, et obtenir leur maintien à l’issue d’un match très fermé, celui qu’il ne fallait surtout pas perdre. Même en cas de défaite, Bordeaux et Reims avaient, eux, peu de chances de tomber à la 18e place. Rapidement menés au score, les Girondins ont fini par l’emporter (2-1), et s’emparent de la 12e place.

QM