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Ligue 1: grosse désillusion pour l'OM, croqué par Nîmes après ses occasions ratées

Alors qu'ils ont eu plusieurs grosses occasions, à l'image du penalty non cadré de Florian Thauvin, les Marseillais ont été dominés par des Nîmois (2-1) qui n'avaient plus gagné depuis le 22 novembre. L'OM manque l'occasion de se rapprocher du podium de la Ligue 1.

Terrassé par Niclas Eliasson. Trois jours après sa défaite lors du Trophée des champions face au PSG (2-1), l’OM a été dominé ce samedi par le Nîmes Olympique (2-1), qui a mis fin à une série de huit matchs sans victoire - dont sept défaites - grâce à un doublé de son attaquant suédois. Ce résultat comptant pour la 20e journée de Ligue 1 laisse Marseille à la sixième place du classement, à sept points du podium, alors que les Crocos en profitent pour ne plus être derniers.

Vainqueurs pour la première fois depuis le 22 novembre, ils passent provisoirement devant Lorient et Dijon pour s’installer au 18e rang. Il leur faudra encore beaucoup de succès pour s’éloigner de la zone rouge, mais celui-ci permet au moins à leur entraîneur Jérôme Arpinon de respirer un peu mieux.

Une première période très frustrante pour l’OM

Un cadre contraint de sortir sur blessure, un penalty raté et une autre grosse occasion manquée: les Marseillais ont vécu une première période pour le moins frustrante au Vélodrome. Dominateurs, ils auraient pu rapidement ouvrir le score et se mettre à l’abri dans la foulée. Il aurait fallu pour cela se montrer plus adroit dans le dernier geste. C’est ce qui a manqué à Morgan Sanson, dont la volée du droit a été repoussée par Baptiste Reynet (16e). Rien de comparable toutefois avec les munitions gâchées par Florian Thauvin et Dario Benedetto.

Promu capitaine en l’absence de Steve Mandanda, blessé, l'ancien Bastiais n’a pas cadré le penalty obtenu par l’OM pour une main dans la surface de Sofiane Alakouch (35e). Reynet était parti du mauvais côté mais il a eu la bonne surprise de voir le ballon fuir sa lucarne. Pas malheureux là-dessus, le portier nîmois a ensuite été décisif en détournant une tentative de Benedetto (36e). L’avant-centre argentin, parfaitement servi par Dimitri Payet, n’a pas frappé assez fort pour pouvoir faire trembler les filets.

Orphelins de Boubacar Kamara, touché derrière la cuisse droite et contraint de céder sa place à Pape Gueye après moins de vingt minutes, les Olympiens n’ont pas su profiter de leurs temps forts lors de ce premier acte et ils ont même failli craquer avant la pause. D’une tête piquée sur un service de Zinedine Ferhat, Moussa Koné a obligé Yohann Pelé à une belle parade avec l’aide de son poteau gauche (45e+2).

A la pause, Sanson reconnaissait au micro de Téléfoot que l'OM aurait dû mener "1-0 ou 2-0 logiquement, et si on est à 2-0, ce n'est pas le même match". Difficile de lui donner tort, surtout au vu de la suite des événements. Incapable de trouver la faille, l'OM a fini par se faire surprendre. Après un centre mal repoussé par Duje Caleta-Car, Alakouch a centré fort depuis le côté droit et Eliasson a surgi au premier poteau pour mettre son pied en opposition. 1-0 pour les Nîmois à la surprise générale (55e).

Un doublé en trois minutes pour Eliasson

Arrivé l'été dernier en provenance de Bristol (Championship), le gaucher de 25 ans n'avait pas encore marqué en Ligue 1. Pas rassasié, il s'est chargé d'enfoncer l'OM moins de trois minutes plus tard en reprenant un nouveau centre d'Alakouch (58e) sur un contre express. Un contre qui a mis en lumière toutes les lacunes défensives marseillaises, y compris celles de Pol Lirola. Le latéral droit espagnol, titulaire pour la première fois avec l'OM, s'est rendu précieux par ses nombreuses montées dans son couloir droit, mais il n'a pas toujours été au point dans son positionnement.

André Villas-Boas a alors tout changé ou presque en sortant quatre joueurs en même temps, dont Payet et Thauvin, pour lancer notamment Nemanja Radonjic et Valère Germain. Inspiré dans son coaching il y a dix jours contre Montpellier (3-1), le technicien portugais n'a pas eu la même réussite face à des Nîmois solidaires et combatifs jusqu'au bout. Même après la réduction de l'écart signée Benedetto, après une passe totalement manquée par Andrés Cubas (85e). Nîmes peut aussi remercier Reynet, impérial pour sortir une ultime frappe de Saîf-Eddine Khaoui (90e+4). Pour Marseille, cette défaite inattendue est un sacré coup dur à l'heure d'attaquer un programme copieux. Avec dans quatre jours la réception du RC Lens et ensuite un déplacement à Monaco, l'une des équipes en forme de ce championnat.

RR