RMC Sport

Ligue 1 : l’OL pulvérise Monaco et s’envole pour la C1

Porté par un public de feu et un triplé d’Alexandre Lacazette, incandescent lui aussi samedi soir, l’OL a corrigé Monaco (6-1) dans une finale pour la deuxième place qui a vite tourné court pour les hommes de Leonardo Jardim, réduits à dix après 20 minutes de jeu. Si Lyon est quasiment assuré de jouer la Ligue des champions, l’ASM, désormais sous la menace de Nice, jouera gros samedi prochain.

TOPS

Alexandre Lacazette

Cette « finale » était pour lui. L’international français a été le principal artisan de la démolition de l’AS Monaco, samedi soir, sur la pelouse du Parc OL. Sa combativité ainsi que la qualité de ses appels ont montré la voie aux Lyonnais. Sa finition et son sens du but aussi : c’est lui qui lance Ghezzal pour l’ouverture du score (3e), avant de doubler la mise comme un grand sur un centre de Darder (8e), d’enfoncer encore la tête des Monégasques avant la pause (35e) et d’infliger un set de tennis aux hommes de Leonardo Jardim en fin de match (81e). Une performance historique : depuis Stéphane Guivarch’, Lacazette (21 réalisations, 14 buts lors de ses 14 derniers matches !) est devenu le premier attaquant français à marquer 20 buts deux saisons consécutives en championnat. De quoi sérieusement troubler Didier Deschamps, lorsque ce dernier devra arrêter sa liste des 23, qu’il dévoilera jeudi soir.

Mapou Yanga-Mbiwa

Il est LE symbole de la deuxième partie de saison lyonnaise. Si les sunlights se sont beaucoup concentrés sur le retour en forme d’Alexandre Lacazette, l’éclosion de Rachid Ghezzal et le retour de blessure de Nabil Fekir, la montée en puissance de l’ancien Montpelliérain est aussi une des bases du renouveau rhodanien. En plus d’être un roc, Mapou Yanga-Mbiwa a aussi retrouvé le sens du but, en trouvant deux fois les filets de Danijel Subasic (35e, 60e). Le parfait exemple de l’enthousiasme et de l’euphorie de l’OL, samedi soir, sur la pelouse du Parc OL.

Ce Parc OL, c’est vraiment du béton

Jean-Michel Aulas a tout fait pour avoir son stade. Ce dernier le lui rend bien aujourd’hui : son équipe n’a toujours pas perdu sur la pelouse du Parc OL. Comme à chacune de ses sorties à domicile, l’Olympique Lyonnais a affiché un jeu séduisant, léché, une volonté de jouer évidente et une implication maximale de ses joueurs. C’était encore plus vrai ce samedi, dans un match décisif à 39 millions d’euros, dans une ambiance de feu, avec un stade comble. Si l’OL n’a jamais arrêté de jouer, même une fois le score acquis à la pause, c’est parce que son public l’a toujours maintenu sous pression. On a hâte de voir cette enceinte résonner, maintenant, les soirs de Ligue des champions.

FLOPS

Lacina Traoré

L’histoire ne dit pas qu’avec lui sur le terrain, Monaco n’aurait pas fini la soirée avec les deux joues rougies. Mais en quittant les siens dès la 23e minute de jeu et en laissant l’ASM à dix contre onze Lyonnais affamés, Lacina Traoré a précipité son équipe par le fond. Comment ? En cumulant deux cartons jaunes en… deux minutes. Le premier pour un tacle en retard sur Mapou Yanga-Mbiwa (21e). Le deuxième pour avoir accroché le pied d’Anthony Lopes (23e). Deux fautes largement évitables et qui ont scellé le sort d’une équipe princière jamais dans le coup.

Anthony Lopes

Le dernier rempart de l’Olympique Lyonnais n’a pas eu grand-chose à faire face à l’AS Monaco. Mais, fait rare cette saison, lorsqu’il a dû s’employer, il ne l’a pas toujours bien fait. On pense évidemment à cette sortie complètement manquée sur un corner monégasque, immédiatement sanctionnée par la tête de Ricardo Carvalho (41e). Une erreur d’appréciation qui a permis aux hommes de Leonardo Jardim de sauver l’honneur, même si l’international portugais s’est montré ensuite décisif – avec l’aide de son poteau – devant Dirar (62e).

Monaco tout simplement

Rarement flamboyant cette saison, dans le dur ces dernières semaines, Monaco avait une opportunité en or de faire mentir ses détracteurs et, rapidement évincé de la Ligue des champions en début d’exercice, de prouver qu’il était, enfin, capable de répondre aux exigences d’un match de C1. Parce que c’est un véritable choc européen que l’ASM livrait face à Lyon samedi soir et, à l’inverse des pensionnaires du Parc OL, jamais le club du Rocher n’a été à la hauteur de l’événement. On pourrait citer tout le onze monégasque, tant ce dernier a été en-dessous de tout, avec une mention spéciale, évidemment, à une défense aux abonnés absents, où Wallace et Dirar ont multiplié les erreurs individuelles. Mais en définitive, c’est l’incapacité des joueurs de l’ASM, enfermés dans un style de jeu restrictif et sans idées, à se sublimer qui les privent de la deuxième place. Et met, avant la 38e et dernière journée, leur place sur le podium en grand péril.