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Ligue 1: le président de Rennes déplore (aussi) l'idée "indécente" d'Aulas

Jacques Delanoe, président du Stade Rennais, le 8 mars 2020

Jacques Delanoe, président du Stade Rennais, le 8 mars 2020 - Icon Sport

Jacques Delanoë, président du Stade Rennais, conteste l'idée suggérée par Jean-Michel Aulas, patron de l'OL, d'acter une "saison blanche" en cas d'impossibilité de reprendre l'exercice actuel de Ligue 1 à cause du coronavirus.

Une déclaration "indécente". C'est ainsi que Jacques Delanoë, président du Stade Rennais, a qualifié dans un communiqué la proposition de son homologue lyonnais Jean-Michel Aulas d'acter une saison blanche en cas d'impossibilité de reprendre et conclure la Ligue 1 à cause de la pandémie de coronavirus.

"Si par malheur le championnat devait s'arrêter définitivement, il me semblerait sportivement équitable que le classement soit entériné au soir de la dernière journée jouée (à date, 75% du championnat ont déjà été effectués, on est donc bien loin d'une saison blanche...). En tout état de cause il me semble également que cette décision appartient de manière collégiale à l'ensemble des compétiteurs", a déclaré le dirigeant du club breton, dans un texte diffusé samedi soir.

Eyraud en première ligne contre Aulas

La veille, dans un entretien accordé au Monde, le président de l'Olympique Lyonnais a estimé qu'il était "logique" d'annuler les résultats réalisés sur les 28 premières journées. "On annule tout et on repart sur la situation du début de saison", a préconisé Jean-Michel Aulas, tout en indiquant qu'il était nécessaire de se référer aux règlements.

Décréter une saison blanche permettrait à l'OL, éloigné des places européennes à dix journées du terme, d'être qualifié pour la prochaine Ligue des champions, au titre de sa troisième place acquise en fin de saison dernière. Mais cela ne ferait absolument pas les affaires du Stade Rennais, actuellement troisième, ni de l'Olympique de Marseille qui est le dauphin du Paris Saint-Germain. Le président du club phocéen Jacques-Henri Eyraud n'a d'ailleurs pas pris de pincettes pour dénoncer "l'égoïsme" et "'l'obscénité" de Jean-Michel Aulas. La Ligue de football professionnel a, de son côté, fait savoir que le sujet n'avait pas été abordé.

En cas de reprise du championnat, la Ligue et les clubs seront néanmoins confrontés à un casse-tête pour programmer les dix dernières journées avant le 30 juin, date de fin de contrat pour de nombreux joueurs.

JA