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Ligue 1: le PSG sera-t-il son seul adversaire?

Le onze titualiare du PSG face à Bordeaux lors du Trophée des champions

Le onze titualiare du PSG face à Bordeaux lors du Trophée des champions - -

Si Monaco pourrait être un rival très enquiquinant, voire plus, le club parisien s’avance en grand favori pour se succéder et signer le doublé en Ligue 1, dont l’ouverture se déroule ce vendredi soir (Montpellier-PSG, 20h30).

inPartager Un soleil. Et des étoiles tournant autour qui espèrent lui faire de l’ombre. A l’heure de résumer l’état des forces en présence pour l’ouverture de la nouvelle saison de Ligue 1, ce vendredi soir, le constat semble clair : il y a le PSG et les autres. Champion en titre, le club de la capitale s’avance en grand favori à sa propre succession.

Avec aucun départ d’importance mais trois arrivées de choc (Cavani, Marquinhos, Digne), la relative stabilité de l’effectif devrait offrir de belles certitudes dans le jeu. Encore renforcées par la puissance de feu du goleador uruguayen et les aptitudes défensives des deux autres recrues. Bref, au jeu des prédictions, Paris paraît seul au monde dans la galaxie L1.

Fernandez: "Je les vois réussir une superbe saison"

Car recrutement de stars ou pas, Monaco devra trouver une expression collective avant de pouvoir tenir son rôle dans le duel attendu. D’où la question, logique: le PSG est-il son seul adversaire sur la route du premier doublé de son histoire?

Jean Fernandez, le nouvel entraîneur de Montpellier, qui accueille Paris ce vendredi soir pour la première journée (20h30), en paraît convaincu: "Je les vois réussir une superbe saison. Le championnat, il est pour eux."

Si les précautions oratoires sont prises du côté des intéressés, avec un refus logique de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, Christophe Jallet ne nie pourtant pas l’évidence: "On ne se bat pas tout seul. Mais si on arrive à être focalisé sur nos objectifs, avec notre effectif de très haute qualité, il y a de grandes chances pour qu’on ne soit pas très loin du titre. Il n’y a pas un seul adversaire désigné. Il faut déjà qu’on se concentre sur ce qu’on doit faire et su on y arrive, on verra bien qui arrivera à nous suivre."

Blanc: "Au départ d'un Grand Prix et on a une très, très belle voiture"

Le discours de Laurent Blanc se nimbe lui aussi d’une confiance légitime, nuancée d’une prudence qui lui sied bien. "Avec les recrues, le potentiel est intrinsèquement supérieur à celui de l’année dernière. On est au départ d’un Grand Prix et on a une très, très belle voiture", métaphorise le coach parisien, conscient de devoir au moins faire aussi bien pour respecter les objectifs du club.

Et "le Président" de ne pas oublier de jauger les monoplaces concurrentes: "Vous êtes tous unanimes pour dire que Monaco sera le candidat le plus sérieux du PSG et je suis d’accord. Mais il ne faut pas oublier nos amis olympiens : Lyon et Marseille. Comme chaque année, il y aura toujours une équipe qui fera un bon début et qui se mêlera à la lutte jusqu’à la fin. Mais je ne peux pas deviner laquelle."

Un premier bilan après 5 journées

Alors, qui ou quoi pour arrêter la marche glorieuse parisienne ? La motivation adverse décuplée, déjà. "Toutes les équipes vont vouloir proposer leur meilleur jeu pour essayer de battre le PSG", confirme l’ancien sélectionneur des Bleus. La spirale négative, ensuite, qu’il faudra surtout éviter lors des premières journées où la mise en route peut parfois se révéler poussive, surtout avec un nouveau coach.

"On avait fait un mauvais départ la saison dernière et on ne veut pas refaire les mêmes erreurs, indique Jallet. On a envie de se lancer sur de meilleures bases. Pour voir le potentiel du PSG à son maximum, il faudra attendre. Le premier bilan on pourra le tirer après 5-6 journées. De notre côté, si chacun arrive à être à son meilleur niveau, le PSG sera très fort cette saison." On l’aurait deviné.

Alexandre Herbinet avec L.B.