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Ligue 1, les tops et flops de Monaco-PSG : David Luiz, Sidibé, le jeu parisien…

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Sensation en Ligue 1 : l’AS Monaco a remporté le choc qui l’opposait au PSG ce dimanche en clôture de la 3e journée de championnat (3-1). Un succès d’envergure mérité pour les hommes de Leonardo Jardim, aux choix tactiques payants, face à des Parisiens empruntés collectivement et plombés, aussi, par le mauvais match de leur défenseur brésilien David Luiz.

TOPS

Tiemoué Bakayoko

Si Paris a autant souffert sur la pelouse de Louis II, c’est en grande partie à cause de lui. Tiemoué Bakayoko a fait mal, très mal à l’entrejeu parisien. Sa puissance a constamment posé problèmes aux joueurs d’Unai Emery. Et que dire de son volume de jeu… Le milieu de terrain de 22 ans a tout le temps eu le souci de faire avancer le jeu de son équipe.

Djibril Sidibé

On a longtemps cru à un 5-3-2, à 5-4-1 ou encore un 3-5-2 de la part de Leonardo Jardim, ce dimanche, face au PSG. Bref, on a longtemps pensé que le technicien portugais avait choisi de bétonner l’axe de sa défense pour perturber Paris. En réalité… non. Jardim a fait jouer son ASM en 4-4-2, avec Djibril Sidibé comme ailier… droit. Une position inhabituelle pour le joueur appelé jeudi dernier en équipe de France par Didier Deschamps et un pari pas du tout défensif de la part de son entraîneur. Qui a eu du nez : c’est sur un centre en retrait de ce dernier que Moutinho a ouvert le score (13e). Et c’est lui qui provoque en toute fin de match le csc de Serge Aurier (81e).

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Leonardo Jardim

Pour son premier gros choc de la saison – hors barrages de la Ligue des champions – Leonardo Jardim a réussi son coup. Et remporté son duel à distance avec Unai Emery. On craignait un schéma défensif de la part du technicien portugais. Ce dernier a choisi de regarder son adversaire dans le blanc des yeux avec une composition séduisante, un pari osé et payant (Sidibé ailier droit) et une animation de jeu léchée, bien portée par l’inspiration de Bernardo Silva. Un joli pied de nez à ses détracteurs et à un moment idéal, alors que l’ASM va entamer les choses sérieuses mi-septembre avec la Ligue des champions.

FLOPS

David Luiz

Il n’avait pas été flamboyant contre Lyon lors du Trophée des Champions (4-1), pas souverain non plus à Bastia (0-1) et encore moins impérial face à Metz (3-0). Mais c’était sans commune mesure avec sa prestation de ce dimanche soir. David Luiz a eu tout faux sur la pelouse de Louis II. Censé guider son partenaire de défense, Presnel Kimpembe, il a enchainé les mauvais choix, les interventions en retard et a encore concédé, comme la saison dernière, un penalty face à Monaco. Le Brésilien a peut-être épuisé son crédit auprès d’Emery. Ce dernier l’a remplacé à l’heure de jeu par Thomas Meunier (71e), pour ce qui ressemble beaucoup à une sanction.

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Paris n’avait pas la bonne énergie

Il n’y a pas que David Luiz que l’on peut et doit pointer du doigt du côté du PSG. Contre Lyon, Bastia et Metz, le PSG avait affiché une envie, un enthousiasme, matérialisé par un pressing haut et incessant et beaucoup d’intensité dans les duels. Dimanche soir, Paris n’a rien proposé de tout ça et tourné le dos aux préceptes de base de son nouvel entraîneur, Unai Emery. La sanction a été quasi systématique, à l’image du premier et troisième buts adverses : des Parisiens au ralenti sur l’action collective amenant le but de Moutinho (13e) et des joueurs beaucoup trop loin de leurs adversaires directs sur le contre monégasque conclu par Aurier contre son camp (80e).

Derrière, c’est fragile

Là encore, le constat va poser réflexion. Lors de son premier vrai choc de la saison, la défense du PSG a volé en éclats. Certes, David Luiz ne l’a pas aidé. Certes Aurier, avant d’être l’auteur d’un malheureux csc, a manqué de tranchant pour devancer Moutinho sur l’ouverture du score monégasque. Mais la défaillance défensive du PSG n’est pas juste l’histoire d’un ou deux joueurs ce dimanche soir. A chaque fois que Monaco a pu contrer Paris, le club de la capitale a eu des frissons. Le replacement des uns et des autres a été approximatif, lent et pas du tout coordonné, à l’image d’un Thiago Motta encore bien poussif. Bref, Paris doit digérer son changement de philosophie et ne pas en perdre les bases de vue. Les retour de Thiago Silva et Marquinhos devraient l’y aider (en attendant la première de Krychowiak, à nouveau remplaçant). Les choix à venir d’Unai Emery aussi. Ce dernier va avoir du temps pour les penser : son équipe, trêve internationale, ne rejouera pas avant le 9 septembre et la réception de l’AS Saint-Etienne.