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Ligue 1: Nantes et Nîmes renouent avec le succès, Rennes se fait piéger

Pour le première d'Antoine Kombouaré, Nantes l'a emporté à Angers (3-1) en Ligue 1, pour la première fois depuis le 8 novembre. Dans le match de la peur, Nîmes a battu Dijon (2-0).

Nîmes se donne de l’air dans la zone rouge

C’était le match de la peur. Les Dijonnais, à domicile, tout comme les Nîmois, qu’ils recevaient lors de la 25e journée, avaient l’occasion de se rapprocher du FC Nantes, pour l’instant barragiste. En manque de confiance, les deux dernières équipes du championnat, qui sont aussi les pires attaques de Ligue 1, ont longtemps joué la peur au ventre au cours de cette rencontre insipide. Dans son stade, où il n’a plus gagné depuis près d’un an, le DFCO n’a rien proposé offensivement, ou si peu, se contentant de défendre le point du nul. Et il a fini par le payer en fin de match, avec l’ouverture du score de Ripart, d’un geste acrobatique (76e).

Ce fut mérité pour les Nîmois qui ont fini par s’enhardir au retour des vestiaires, et inscrire le but du chaos (87e), 100% scandinave, avec Eliasson à la conclusion. Ce succès permet aux Crocos de prendre leurs distances avec Dijon, qui s’enfonce au classement. Nîmes profite de renouer avec le succès après quatre matches sans victoire pour se rapprocher dans le même temps du FC Nantes. Vainqueurs à Angers (3-1) dans le derby de la Loire, les Canaris comptent désormais quatre points d’avance sur le premier relégable. Pire défense du championnat, Nîmes s’est quelque peu rassuré dans ce secteur, mais il faudra produire encore davantage pour continuer de grappiller des points primordiaux.

Ludovic Blas sonne la révolte nantaise

Nommé mercredi, le nouvel entraîneur de Nantes Antoine Kombouaré démarre sa mission maintien par un succès sur le terrain d'Angers, dans le derby. Les Canaris, qui connaissent désormais autant de techniciens (4) que de victoires (4) cette saison, n’avaient plus gagné depuis le 8 novembre dernier. Les joueurs de Kombouaré ont réalisé une entame fracassante avec deux buts inscrits coup sur coup. Ludovic Blas a parfaitement joué le surnombre sur un contre éclair en servant à l’aveugle Moses Simon (5e).

Ce même Ludovic Blas s’est ensuite écroulé dans la surface, quelques instants plus tard (6e), obtenant un penalty transformé par Imran Louza (7e), qui a pris Paul Bernardoni à contre pied en tirant à sa gauche. Angers est revenu dans le match sur un penalty donné à retirer après l’échec de Sofiane Boufal. Le SCO a changé de tireur, et Thomas Mangani a connu plus de réussite que son coéquipier, avec l’aide de la transversale (33e).

La seconde période a été marquée par la blessure inquiétante de Cabot qui venait d'entrer sur le terrain. Le milieu de terrain a quitté la pelouse sur une civière, touché au genou droit. Le troisième but nantais est finalement intervenu alors qu’Angers semblait prendre le contrôle de la partie après un bon début de seconde période, très rythmée. Double buteur en Coupe de France cette semaine, Kader Bamba a sécurisé le quatrième succès des Nantais, précieux dans la course au maintien, sur une passe de… Ludovic Blas, encore lui.

On ne reconnait plus le Stade Rennais

Incapabale de l’emporter en Ligue 1 depuis près d’un mois, Rennes, surpris (0-2) par Saint-Etienne à domicile, perd encore de précieux points dans la course à la qualification pour les places européennes, et voit la meute de poursuivants se rapprocher à l’issue de cette 25e journée de Ligue 1. La confiance des joueurs de Julien Stéphan s’effrite dangereusement. Méconnaissable depuis plusieurs semaines, l’équipe qui s’était qualifiée pour la Ligue des champions la saison passée a encore offert un visage très inquiétant, avec un collectif qui a peiné à se créer du jeu.

Les Verts ont pris l’avantage grâce à Denis Bouanga, le Gabonais venant récompenser, d’un très joli but, un début de match cohérent de la part des joueurs de Claude Puel. Rennes n’a pas réagi à l’ouverture du score, hormis quelques incursions dans la surface, dont celle de Martin Terrier. Le match est devenu musclé par la suite, avec une accumulation de gestes à la limite de la règle, sanctionnés par des avertissements.

Face à la possession stérile du Stade Rennais, les Stéphanois ont choisi d’opérer en contre. Lancé par Zaydou Youssouf, Arnaud Nordin a fixé Aguerd avant de croiser sa frappe venue mourir dans le petit filet opposé du gardien rennais (71e). Les Verts enchaînent un second succès d’affilée en Ligue 1 et font un pas supplémentaire en direction du maintien, avec une marge de sept points sur la place de barragiste.

Thomasson, le cauchemar du FC Metz

Les Strasbourgeois n’avaient plus gagné à Metz depuis 2007, et étaient à la recherche d'un succès en Ligue 1 depuis un mois. Amorphes en seconde période, les Messins se sont fait piéger par Adrien Thomasson. Décisif au match aller (1-1), auteur de l’ouverture du score en première période (33e), au terme d’une magnifique action collective, l’ancien nantais a offert la victoire aux siens en propulsant le ballon au fond des filets d’un puissant coup de tête en fin de match (82e).

Le club alsacien (16e) redresse la tête après un mois difficile qui l'a vu s'incliner contre des concurrents au maintien. Les joueurs de Thierry Laurey ont montré beaucoup d'envie et de détermination après un début de match difficile. A l'inverse, les Grenats ont semblé s'éteindre progressivement après l'ouverture du score de Delaine (17e). C'est un vrai coup d'arrêt pour les hommes de Frédéric Antonetti qui enchaînent un second revers de rang en Ligue 1 après avoir relevé la tête en Coupe de France.

QM