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Ligue 1: Nîmes relégué, suspense total pour la place de barragiste

Fessé par l'OL (5-2) ce dimanche lors de la 37e et avant-dernière journée de Ligue 1, Nîmes est officiellement relégué en deuxième division. Pour la place de barragiste, le suspense reste entier tant l'écart est serré entre Nantes, Lorient, Brest, Strasbourg ou encore Bordeaux.

Nîmes officiellement relégué

C’est le principal enseignement de la soirée de Ligue 1 en bas de classement. Corrigé à domicile par l’OL (5-2), Nîmes évoluera en Ligue 2 la saison prochaine. Avec cinq points de retard sur Nantes, barragiste, à une journée de la fin de la saison, les Crocos n’ont plus aucune chance de se sauver. Face à des Gones en quête d’un podium, tout avait pourtant bien démarré pour les joueurs de Pascal Plancque avec une bourde de Marcelo et l’ouverture du score de Moussa Koné (5e). Mais l’affaire s’est rapidement gâtée.

En un peu plus d’un quart d’heure, les Lyonnais ont claqué trois buts avec un doublé de Lucas Paqueta (8e, 24e) et un bel enchaînement de Memphis Depay (21e). L’addition s’est corsée en seconde période avec des buts d’Houssem Aouar (55e) et Islam Slimani (88e), Koné s’offrant un doublé pour l’honneur (62e). Revenu dans l’élite du football français en 2018, le NO devra donc se reconstruire à l’échelon inférieur. Tout comme Dijon, officiellement relégué depuis trois semaines. Voilà ce qui est acté.

Nantes se balade mais reste 18e

Pour la place de barragiste, le suspense reste entier. Tout se jouera dimanche prochain lors de la 38e et dernière journée. Pour rappel, en cas d’égalité de points, le classement des clubs ex-aequo est déterminé par la différence de buts générale. En cas de nouvelle égalité, avantage est donné au club ayant inscrit le plus grand nombre de points sur les confrontations directes. Puis c’est la différence de buts particulière qui est prise en compte.

A l’heure actuelle, le club le plus en danger, c’est le FC Nantes, 18e avec 40 points. Les Canaris ont pourtant fait le travail en se baladant à Dijon (4-0). Leur quatrième succès d’affilée. Kalifa Coulibaly, relancé par Antoine Kombouaré, n’a mis que six minutes à trouver la faille d’une tête rageuse. Randal Kolo Muani s’est chargé du break (32e). Puis Ludovic Blas et Kolo Muani ont soigné la différence de buts dans le temps additionnel de la seconde période. Mais Nantes espérait des contre-performances de ses rivaux. Et ils ont tous gagné, ou presque.

Lorient a un point d'avance sur la zone rouge

Une semaine après avoir pris l’eau à Lyon, Lorient a repris sa marche en avant en dominant des Messins (2-1) n’ayant plus rien à jouer et qui ont eu droit à un avant-match très spécial puisqu’ils se sont retrouvés bloqués quelques heures à leur hôtel en raison d’une grève des salariés de la Fonderie de Bretagne. Sans leur maître à jouer Farid Boulaya, forfait, les Messins ont craqué en première période sur un penalty obtenu et converti par Yoane Wissa (31e), auteur de son dixième but de la saison. Le match s’est emballé à l’approche du dernier quart d’heure avec l’égalisation de Boubacar Traoré sur un missile de loin (72e). Pas de quoi déstabiliser les hommes de Christophe Pélissier, qui ont repris l’avantage deux minutes plus tard sur un plat du pied du vétéran Jérôme Hergault (35 ans). Les Merlus pointent à la 17e place avec 41 points.

Succès importants pour Bordeaux et Strasbourg

Autre victoire très importante, celle de Strasbourg à Nice (2-0). La première pour les Alsaciens depuis le 4 avril. Sous pression, exhortés par leur président Marc Keller à être des "guerriers", ils peuvent remercier Ludovic Ajorque. C’est lui qui a ouvert le score dès la deuxième minute, à l’affût sur une tentative d’Habib Diallo repoussée par Walter Benitez. C’est encore l’ancien Clermontois qui a mis les siens à l’abri d’une tête plongeante (66e). Ses 15e et 16e buts. Les Strasbourgeois pointent à la 15e place avec 41 points. Bordeaux a également décroché trois points plus que précieux en venant à bout du RC Lens (3-0). Avec un penalty de Hwang Ui-Jo (32e), un festival de Youssouf Sabaly (89e) et un troisième but de Mehdi Zerkane (90e). Au bord du précipice après leur déroute à Nantes (3-0), les Girondins grimpent au 14e rang avec 42 points.

Brest 16e avant d'accueillir le PSG...

Les Brestois, eux, n’ont pas fait mieux qu’un triste 0-0 à Montpellier. Face à des Héraultais pourtant réduits à dix dès la 39e avec l’exclusion de Florent Mollet, ils ne sont jamais parvenus à trouver la faille. La faute à un manque d’adresse dans le dernier geste et de réussite, aussi, comme sur cette tête de Brendan Chardonnet repoussée par le poteau (57e). Avant de recevoir le PSG, Brest est 16e avec 41 points. Soit une unité de moins que Reims (13e), écrasé par le PSG (3-0).

Suspense total pour la dernière journée

Résumons les positions en bas de tableau : Reims (13e, 42 points), Bordeaux (14e, 42 points), Strasbourg (15e, 41 points), Brest (16e, 41 points), Lorient (17e, 41 points) et Nantes (18e, 40 points). La différence de buts est de : -7 pour Reims, -15 pour Bordeaux, -9 pour Strasbourg, -14 pour Brest, -18 pour Lorient et -7 pour Nantes. Pour la dernière journée dimanche prochain, il y aura un choc de la peur entre Strasbourg et Lorient. Brest, qui inquiète sérieusement, fera face au PSG, et Nantes recevra le Montpellier de son ancien coach Michel Der Zakarian. Bordeaux défiera une équipe de Reims qui se sauvera sauf énorme catastrophe. Celui qui finira 18e aura droit à un barrage contre Toulouse, Grenoble ou le Paris.

RR