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Ligue 1: terrible rechute pour l'OM, Brest poursuit son incroyable série

Ultra-dominateur en première période, l'OM a pourtant été piégé ce samedi au Vélodrome par Brest (2-1), qui a confirmé son excellente forme actuelle.

Drôle de soirée pour l’OM, dominé par Brest (1-2) alors qu'il menait à la mi-temps, au Vélodrome. Devant au score à la pause (1-0), à l’issue d’une première période très largement dominée face à une timide équipe brestoise, recroquevillée en défense, l’OM s’acheminait tranquillement vers un troisième succès d’affilée en Ligue 1, pensait-on. C’était sans compter sur la fébrilité palpable d'une équipe qui donne souvent l’impression de jouer sur un fil.

Le jeu offensif prôné par Jorge Sampaoli, et les différentes permutations pour créer le surnombre, donne lieu à un certain déséquilibre, assumé, à la perte du ballon, lequel pose d’énormes problèmes à l’OM lorsque la défense marseillaise est trop exposée, ou quand Boubacar Kamara commet un impair.

Une main très largement évitable du défenseur central marseillais, pas dans son assiette en ce moment, a relancé Brest contre le cours du jeu, avec l’égalisation de Romain Faivre sur penalty (53e). Le milieu de terrain Espoirs, ardemment courtisé par l’AC Milan, avait déjà transformé un penalty pour donner la victoire à son équipe contre Saint-Etienne.

Gerson n'a pas suffi

Mieux organisée dans sa moitié de terrain, plus agressive, aussi, Brest a refait surface à cet instant de la partie, jaillissant en contre-attaque. Les Bretons auraient même pu s’imposer plus largement si Cardona n’avait pas manqué son duel avec Pau Lopez. Honorat avait déjà donné l’avantage aux Brestois d'une frappe puissante sous la barre du gardien espagnol (71e).

Le scénario du match est terrible pour les Marseillais, tant ils ont été séduisants pendant 45 minutes d’une première période qui fut la confirmation du retour de ce jeu offensif que l’équipe avait sciemment abandonné au profit d’un meilleur équilibre. Avec la titularisation de Dimitri Payet dans un rôle de faux numéro 9, au détriment de Milik, une nouvelle fois placé sur le banc, Jorge Sampaoli avait choisi d’aligner deux milieux techniques (Payet-Gerson) chargés de permuter face à la défense brestoise.

Cette dernière a énormément subi, laissant les Marseillais pénétrer trop facilement dans la surface, alors qu’elle affichait de nets progrès ces dernières semaines. Magnanimes, les joueurs de Sampaoli ont d’abord brillé par leur maladresse dans le dernier geste, à l’image de Gerson, perdant ses appuis sous la pression de Hugo Magnetti, à gauche de la surface.

Le nouvel exploit des Brestois

Le résultat du plan imaginé par Sampaoli a fini par être payant puisque Gerson, après un une-deux avec Payet, ouvrait le score d’une frappe en force, inscrivant par la même occasion son troisième but de la saison, celui qui devait conduire les Marseillais vers un troisième succès d’affilée. L’OM a poussé, jusqu’au bout, pour égaliser dans une fin de match très ouverte, mais a réalisation de ses intentions n'était pas vraiment à la hauteur, moins tranchante, signe qu’à Marseille, tout peut très vite basculer, dans un sens comme dans l’autre.

Brest n'avait jamais gagné de toute son histoire au Stade Vélodrome. C'est désormais chose faite et ce sixième succès consécutif des Bretons leur vaut logiquement d'intégrer provisoirement le premier tiers du classement, à la sixième place. Le PSG est lui champion d'automne avant même de jouer contre Lens.

QM