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Lille en direct: la conférence de presse de Galtier et d'André

Christophe Galtier lors de PSG-Lille

Christophe Galtier lors de PSG-Lille - Icon Sport

Avant le match du leader lillois face à Nice, samedi à 21 heures, Christophe Galtier sera en conférence de presse ce jeudi à 12h45.

Galtier sur une Ligue 1 à 18 clubs

"Je ne sais pas. Je crois sincèrement qu'il faut laisser ça aux dirigeants du football français. Il faut qu'on trouve la meilleure formule possible pour limiter la casse et après, améliorer notre compétitivité."

Galtier sur le remplacement de Rémy et Osimhen par David et Yilmaz

"Quand on avait Victor et Loïc, on n'avait pas Timothé Weah. Aujourd'hui avec Burak et Jonathan, on a le joueur d'expérience et la jeunesse, comme avec Loïc et Victor. C'est ce que je recherchais quand on a fait l'effectif avec Luis (Campos). On était déçus du départ de Loïc. Derrière Burak est venu et il fallait tout mettre en place. C'était la première fois que Burak jouait dans un autre championnat européen que la Turquie. Il y avait beaucoup d'automatismes à trouver, il fallait digérer les charges de travail."

Galtier sur la valeur du LOSC

"On a une grande force collective même si on n'est pas intrinsèquement la meilleure équipe. Quand on fait l'analyse de l'effectif de Paris, Monaco, Lyon, on arrive derrière. Parfois même derrière Marseille. Je sais où sont nos points forts et nos points faibles mais je sais qu'on a une grande force collective. Si on en est là, c'est de toute façon qu'on a fait des grandes performances."

Galtier sur le duo David-Yilmaz

"Avec un calendrier chargé sur la première partie de saison, c'était difficile de les faire enchaîner tous les trois jours. Burak n'est pas un jeune joueur et Jonathan découvrait le championnat, ses partenaires, il devait digérer aussi le poids d'un transfert. Mais à chaque fois que je les ai associé, il y a eu des choses très intéressantes. Derrière il y a eu la blessure de Burak, il a fallu du temps pour qu'il revienne mais ce sont des joueurs complémentaires, qui se recherchent. C'est important pour moi de jouer avec deux attaquants en pointe. Contre Lyon, ils se sont trouvés à la perfection et la relation technique entre eux a été très intéressante."

Galtier sur le fait d'assumer jouer le titre

"L'objectif était d'être européen, et on y est. Derrière l'Europe, il y a à savoir quelle compétition. Si on ne se prend pas les pieds dans le tapis, il y a de fortes chances qu'on joue la Ligue des champions. Quand on a dit ça, quand on voit les écarts de points, et qu'on se retrouve à ce moment-là premiers, oui on va jouer le titre. On est devant, les joueurs tiennent quelque chose et ils doivent tout faire pour pas qu'on leur prenne. Comme les chiens avec un os dans la bouche. Ils l'ont, personne doit venir leur enlever."

Galtier sur son groupe

"J'ai un groupe qui répond. Parfois il est agaçant, on en revient aux entames de matchs à domicile. Mais j'ai un groupe ultra motivé, qui répond et parfois même au-delà des espérances que je peux avoir."

Galtier sur le calendrier plus facile du LOSC

"Oui mais pour en arriver là on a joué 45 matchs. On a beaucoup joué et on est là. Où on sera dans 4 matchs, je ne sais pas. Paris a beaucoup joué mais est habitué à ça. Il reste plus de matchs pour nos concurrents directs, mais peu de semaines. Je ne suis pas sûr que ça va se jouer sur le calendrier."

Galtier sur le fait d'être favori pour le titre

"Est-ce que nous sommes favori ? C'est très serré et il y a la confrontation entre Monaco et Lyon. Le fait qu'il y a moins de matchs donc moins de points à distribuer. On est devant, je ne pense pas qu'on soit la meilleure équipe mais j'ai un groupe extraordinaire, avec un état d'esprit extraordinaire. On doit s'appuyer sur ça. En étant très honnête, et je ne cherche pas à enlever de la pression parce qu'il n'y en a pas. J'avais dit qu'on pouvait être 4e après le match contre Lyon et que ça ne changerait à mon discours. Paris est meilleur que nous et Monaco, depuis le 1er janvier, est présent. On va voir la bagarre qu'il y aura mais favori, non je ne peux pas dire qu'on est favori. Généralement, le favori est celui qui a la valeur intrinsèque la plus élevée, et c'est Paris."

Galtier sur le rôle de leader de Burak Yilmaz

"C'est une personnalité avec du charisme. Il montre qu'il est très heureux dans les victoires, mais il montre une colère incroyable dans les contre-performances, qu'elle soit individuelle ou collective. Burak est dans les extrêmes mais c'est aussi bon. Transmettre une telle énergie dans les victoires, dans les buts, c'est très bon pour un groupe. Montrer la haine de la défaite et de la contre-performance, c'est aussi bon pour nos jeunes joueurs."

Galtier sur la mise de Bamba sur le banc contre l'OL

"Ce n'est pas habituel qu'il soit sur le banc. Il a dû s'en apercevoir dans la semaine et il l'a su la veille. Il n'y a pas eu d'explication à donner, c'était un choix précis par rapport à un match précis. On a eu un échange cette semaine après le match pour lui expliquer les raisons de mon choix et ce que j'attendais de lui quand il rentrait en cours de match. Si ça doit se répéter et qu'il doit de nouveau entrer en cours de match, il doit avoir un autre investissement que ce qu'il a mis sur sa rentrée. Je peux comprendre qu'il a pu être surpris de ne pas démarrer, qu'il a pris un coup de massue et que du fait de sa déception, de ne pas avoir l'habitude de rentrer en cours de match, il a fait une entrée moyenne."

Galtier sur le sprint final

"Ce n'est pas le plus dur qui commence, ça l'est depuis le début. Ce qui nous arrive, ce n'est que du bonheur. On joue samedi à 21 heures, on va tout mettre en oeuvre pour l'emporter. Mais après, il y aura les résultats des uns et des autres et il n'y a aucune pression, ni chez mes joueurs, ni chez moi. On est maîtres de notre destin."

Galtier sur le derby à venir contre Lens

"Le derby, c'est loin. En ouverture de la semaine, j'ai réuni mes joueurs, je les ai félicité et je leur ai dit de ne penser qu'à Nice. Les autres matchs ne seront importants que si on bat Nice."

Galtier sur Benjamin André

"En dehors du terrain, beaucoup de boutades. Il fait évidemment partie des cadres, il est un des exemples sur le terrain en terme d'investissement, de détermination, de dépassement de fonction, de générosité. Il apporte ça. Vous avez différents leaders sur le terrain, par la parole, la gestuelle, la prestance, la technique, l'exemple. Il est l'exemple. Il court, il a une débauche d'énergie incroyable, pour récupérer le ballon, pour débuter le pressing, réagir à la perte du ballon. Il est aussi un exemple quand il faut faire preuve de dépassement de fonction pour créer un décalage, amener tout le monde de l'avant."

Galtier sur les buts de Lille dans le dernier quart d'heure

"C'est lié à nos entames. Il y a une force de caractère, j'ai aussi sur le banc des garçons qui sont dans un esprit très positif. Mais c'est lié à nos entames de matchs. Sur notre première partie de saison, quand on ouvrait le score, c'était difficile pour l'adversaire. Mais ces derniers temps à domicile, ce n'est pas le cas. Alors ce n'était pas le cas à Lyon et il y a eu cette réaction, mais on ne doit pas s'appuyer que sur ça. On doit être autre chose, on doit avoir un autre visage, un autre comportement, beaucoup plus d'investissement dès le coup d'envoi."

Galtier sur les points forts de Nice

"C'est une équipe qui marque des buts, très joueuse, avec beaucoup de qualité technique. Je prends l'exemple de Gouiri, qui est une des révélations de ce championnat. Ils ont des points faibles mais leur jeu est plus posé, il y a de la percussion sur les côtés. Il faudra être très vigilant et mettre sous une pression très importante cette équipe. Tout en évitant de prendre des contres."

Galtier sur les débuts de matchs à domicile

"Le constat est que contre Angers, Strasbourg, Montpellier, Nîmes, on court après le score. Finalement, on a fait 3 points sur 12. On est dans une position magnifique, exceptionnelle. On veut s'y accrocher et on ne doit pas penser aux quatre matchs qui arrivent mais bien évidemment à Nice, à domicile. D'autant plus que Nice a repris de la confiance, ils ont une défaite en huit matchs. Leur dernier match contre Montpellier, ils ont marqué trois buts alors qu'on en avait marqué un. On doit mettre d'autres ingrédients pour que nos entames de matchs correspondent à ce qu'on veut faire sur cette fin de championnat."

Galtier sur l'euphorie après la victoire contre l'OL

"Quand il y a des contre performances il faut remobiliser, quand il y a des performances, avec un scénario incroyable, il faut mettre en garde. Il y eu beaucoup de mise en garde, particulièrement sur nos matchs à domicile. Sur les quatre derniers, on a trois nuls et une défaite. Donc j'ai travaillé avec des chiffres et des images sur le fait que nos entames de matchs ne sont pas bonnes à domicile. On court après le score et ça devient plus difficile. Peut-être que la préparation d'avant-match, l'échauffement, la préparation individuelle des joueurs doit être différente. Ce n'est pas la faute à pas de chance quand ça se répète."

Fin de la conférence de presse pour Benjamin André

On attend désormais l'entraîneur, Christophe Galtier.

André sur l'exploit du LOSC

"L'exploit, ce sera si on va au bout. Evidemment que c'est une saison exceptionnelle. Parfois, on banalise. Chaque semaine ou presque, on disait qu'on allait craquer. Même quand Lyon était passé devant, on a su inverser les choses. C'est une saison exceptionnelle, même sur le niveau comptable."

André sur le fait d'assumer jouer le titre

"Forcément, la Ligue des champions n'est pas acquise, c'est mathématique. Monaco fait un parcours exceptionnel, Paris reste Paris et peut tout gagner jusqu'à la fin. J'ai envie de dire que le point d'interrogation, ce sera nous, savoir comment on va gérer ces matchs. Mais d'un autre côté, vous dire qu'on ne pense pas au titre, ce serait complètement vous mentir. Quand tu es premier à 4 journées de la fin, c'est impossible de l'occulter. Je ne dis pas que c'est un objectif, mais on est obligés d'y penser et de nous projeter, parce que ce serait énorme. Mais l'objectif du club, c'est la Ligue des champions et tant que ce n'est pas validé sur le plan comptable, ça restera l'objectif."

André sur Soumaré

"Il ne faut pas oublier que c'est un très jeune joueur. Il faut qu'il empile les matchs. Il a eu des périodes où il a beaucoup joué, ensuite un peu moins, mais là il enchaîne. Il est bien dans sa tête. On parle beaucoup aux jeunes, nous les joueurs un peu plus anciens On leur dit que le temps passe vite et que c'est très compliqué de gagner quelque chose dans le football."

André sur le jeu du LOSC et son rôle sur le terrain

"Je pense que le LOSC, c'est le football moderne. Il y a eu un temps où on pensait que le football, c'était une grosse possession, confisquer le ballon. Nous, on a cette faculté à aspirer, à se projeter très vite, c'est pour ça que c'est spectaculaire. Il y a de la vitesse, il y a de l'envie. Après, ça demande beaucoup d'énergie et c'est pour ça que les 5 changements, ça nous va bien. Personnellement, j'aime être agressif, aller chercher, aller récupérer les ballons. Je pense qu'on m'a recruté aussi pour ça. Le coach a cette philosophie qui me convient très bien et je pense que ça convient à tous nos styles de joueurs."

André sur le RC Lens

"Je suis très déçu de ne pas pouvoir participer au derby contre Lens, la semaine prochaine (André sera suspendu). Lens fait une très belle saison, ils ont des très jeunes joueurs qui explosent. Comme nous, il faut qu'ils gardent ce qu'ils ont su bien faire et ne pas s'enflammer. Il n'y a pas de pression, eux non plus ne sont pas préparés pour jouer l'Europe. Il faut qu'ils le prennent avec enthousiasme."

André sur la création d'une bulle pour le titre

"Non, je ne pense pas qu'il faille se mettre dans une bulle. Il faut bien définir qui on est, ce qu'on sait faire, pourquoi on en est là. Il ne faut pas se prendre pour d'autres. Il faut se dire que ce qui a été fait, ce qui a été travaillé, ça a marché. Il n'y a donc pas besoin de s'enflammer, il faut rester dans ce qu'on sait faire et continuer."

André sur la quête du titre

"Le plus dur commence. On n'était pas préparés pour être là mais maintenant qu'on y est, on va s'arracher sur chaque match et tenter de maintenir ce niveau et ce classement jusqu'au bout. Quatre matchs, on se dit que c'est peu mais c'est finalement beaucoup. Nice est une bonne équipe, joueuse, difficile. Il y aura le derby contre Lens. Mais j'ai envie de dire que Saint-Etienne et Angers, ce sera compliqué aussi. On n'a pas eu de match facile cette saison. Il faudra faire ce qu'on a su faire jusqu'ici."

André sur la relation avec les supporters

"On les a vu à l'aéroport avant Lyon, c'était une belle communion. Ils sont venus aussi ici, quelques supporters pour assister à l'entraînement. Un derby sans supporters (Lille jouera Lens dans deux journées), c'est sans saveur. On s'y est habitués, mais quand on arrive dans le money-time, pouvoir partager ça, c'est sûr que ça aurait été extraordinaire."

André sur le rôle d'arbitre de Lens

"Lens a un objectif avec la coupe d'Europe et ils vont jouer leurs matchs à fond. En jouant les trois premiers, ils auront un rôle à jouer à un moment. Mais quand on commence à faire des calculs, ça fume trop dans le cerveau. Il faut se concentrer sur nous. On a quatre matchs, on sait que si on fait carton plein, on restera forcément devant. Les autres, on verra ce qu'ils font."

André sur le caractère de Burak Yilmaz

"C'est vrai que José et moi on parle beaucoup, mais c'est une question de caractère. Burak, sur le terrain il se transforme, alors qu'il est très discret et posé dans la vie. Quand on a quelqu'un comme ça devant, ça emmène forcément tout le monde. On essaie à chaque ligne d'emmener ceux qui ont plus de difficultés à extérioriser ou à s'exprimer, parce que désormais ça se joue sur des petits détails."

André sur son rôle de leader

"J'ai une vision un peu différente. Leader, ça veut tout et rien dire. Leader, de l'extérieur, pour vous, c'est celui qui parle et s'exprime. Alors qu'un leader peut être discret mais montrer les bonnes choses sur le terrain. Ca peut être un leader technique. Sven (Botman) ne parle pas beaucoup mais quand on l'a derrière, on est plutôt serein. Après, l'expérience joue aussi, la mienne, celle de Burak, de José. On essaie de tirer les autres, parfois quand il y a des situations que les jeunes connaissent moins, essayer de les calmer et recentrer tout le monde sur ce qui est important. C'est davantage de l'expérience plutôt qu'être leader."

André sur les forces du LOSC

"Il n'y a pas que le physique et le mental, on a aussi de la qualité et des joueurs avec de la personnalité. Je pense qu'il y a une bonne complémentarité. Mais on sait aussi qu'on n'a pas les individualités que peut avoir Paris, c'est une certitude. Mais je pense qu'on représente bien les valeurs du football, collectives et humaines. On gagne en équipe et en groupe. Chez nous, ce ne sont pas seulement 11 joueurs qui gagnent, c'est tout le groupe."

André sur la force du LOSC dans le dernier quart d'heure des matchs

"Je crois que les matchs se jouent 90 minutes, on les raccourcirait s'il fallait gagner avant. Pour être franc, évidemment que l'ADN de ce LOSC, c'est le collectif, une force mentale et physique. Je pense qu'on use à un moment donné les équipes, on est difficiles à manoeuvrer. Au bout d'un moment les adversaires laissent des plumes et dans le dernier quart d'heure, le physique joue autant que le mental et on est très bien préparés."

André sur les leçons du nul à Montpellier

"Montpellier, beaucoup pensent que c'était une contre-performance parce qu'on fait un nul à domicile. Mais on a eu beaucoup d'occasions. Si on marque en première mi-temps ce n'est pas la même chose. Au niveau comptable, c'était une déception mais je ne pense pas qu'il y avait de contre-performance. Après bien sûr, si on veut faire quelque chose de grand il faut faire un carton plein, ce qu'on n'a pas su faire contre Montpellier."

Benjamin André sur l'après-match de l'OL

"Il y avait beaucoup d'émotions et de satisfaction. La semaine a été studieuse. Gagner à Lyon, évidemment que c'est un moment fort et important mais il reste 4 matchs difficiles. Il faut vite switcher et se remettre dedans avec une bonne semaine de travail."

Début de la conférence de presse à 12h45

Benjamin André et Christophe Galtier viendront répondre aux questions des journalistes.

Robin Wattraint Journaliste RMC Sport