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Lille-PSG: Paris brise la malédiction

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Pour la première fois de l’ère qatarie, la PSG a lancé sa saison par une victoire sur la pelouse de Lille ce vendredi (0-1). Les Parisiens, réduits à 10 pendant plus d'une heure après l’expulsion de Rabiot, s’imposent grâce à un but de Lucas.

Le match
C’est une première dans l’ère qatarie, le PSG s’est imposé (0-1) lors de son entrée en lice en championnat sur la pelouse d’une équipe lilloise traditionnellement difficile à manœuvrer à domicile, à 10 contre 11 pendant une heure qui plus est. Le signe d’une domination sans partage sur la scène domestique cette saison ? A y regarder de plus près, on attendra un peu avant d’affirmer que Paris va se balader tous les week-ends en L1. Sur la lancée du Trophée des Champions remporté face à Lyon (2-0), les hommes de Laurent Blanc ont dominé les 20 premières minutes dans les grandes largeurs. La suite, d’abord marquée par l’expulsion de Rabiot (28e), fut plus laborieuse, même si Paris n’a jamais semblé menacé. Des Lillois accrocheurs ont su se procurer quelques situations sur coups de pieds arrêtés et faire déjouer des Parisiens souvent agacés. En seconde période, un éclair de Lucas a suffi pour lancer Paris dans sa quête d’un 4e titre consécutif. Pour le reste, on retiendra la classe d’un Marco Verratti toujours aussi inspiré. Edinson Cavani, combatif, n’a pas marqué alors qu’il avait l’axe pour lui en l’absence de Zlatan. Côté lillois, Sofiane Boufal a du ballon, mais doit encore apprendre quoi en faire.

Le but
Un bijou, tout simplement. A 45m du but lillois, Lucas accélère (57e). Le Brésilien enclenche alors un magnifique une, deux, trois à une touche de balle avec Cavani et Matuidi qui lui remet dans la course. Lancé, Lucas n’a plus qu’à battre Enyeama de près. Un enchainement à très haute vitesse, digne du trio Messi, Suarez, Neymar. Brouillon en première période, Lucas aura cadré sa seule tentative pour un but. Propre.

L’expulsion
A la lutte avec Sébastien Corchia, Adrien Rabiot (20 ans) accroche son adversaire (28e). L’arbitre Freddy Fautrel qui semblait parti pour siffler une simple faute, est alors assailli par les joueurs lillois. Après un temps de réflexion, il sort finalement un carton jaune, puis le rouge, le milieu parisien ayant déjà été averti un peu plus tôt (23e) pour un excès d’engagement sur Balmont. Convaincant en préparation et lors du Trophée des Champions, Rabiot quitte ses coéquipiers prématurément. Laurent Blanc attendra la pause pour remplacer Javier Pastore par Thiago Motta, averti et souvent agacé.

La frayeur
Peu avant la pause (39e), Serge Aurier au duel avec Djibril Sidibé, se fait mal tout seul au genou. Jusqu’alors le joueur parisien le plus entreprenant sur la pelouse, le latéral ivoirien se tient la jambe, appelle les soigneurs. Au côté de Nasser Al-Khelaïfi en tribunes, Angel Di Maria affiche un masque d’inquiétude. L’année dernière, Aurier avait enchainé plusieurs blessures à la cuisse qui avaient freiné son intégration dans le club de la capitale. Il se relève finalement et retrouvera sa verve dans le second acte, en témoigne le carton jaune récolté suite à une faute sur Bauthéac.

La stat
Trois, comme le nombre de tirs cadrés comptés lors de cette rencontre. Révélateur du peu d’occasions franches que se sont procurés les deux équipes. Paris n’a d’ailleurs eu besoin qu’une frappe pour s’en sortir. Autre chiffre révélateur d’un spectacle parfois brouillon pour les 40 000 spectateurs du stade Pierre Mauroy, le nombre de passes réussies par les Parisiens, inférieur à 400, bien loin de leurs standards habituels.

S.R