RMC Sport

Luis Fernandez: "Le PSG manque de respect à la Ligue 1"

-

- - -

Après leur victoire de samedi face à Toulouse (5-0), plusieurs joueurs du PSG ont affiché publiquement leur intention de ne pas perdre un seul match cette saison en championnat. Ce que Luis Fernandez, membre de la Dream Team RMC Sport et ancien coach parisien, prend pour du mépris.

« Quand on est sportif de haut niveau, il faut tenir compte des adversaires qui sont engagés dans la même compétition. Or les Parisiens se sont fixés l’objectif de ne perdre aucun match. Cela veut dire que, pour eux, il n’y a pas d’adversaire qui peut les en empêcher. Mais une saison est longue et ils vont désormais se retrouver face à des adversaires qui vont être remontés par ces déclarations.

Ce sont des choses qu’il faut garder à l’intérieur d’un vestiaire. On se dit entre joueurs qu’on est capable de faire un championnat sans perdre. En l’annonçant, il y a le risque que tes adversaires te prennent différemment. Ils ne vont pas les regarder, les admirer ou prendre des photos. Maintenant, les Parisiens vont devoir sortir le grand jeu à chaque match.

« Tu envoies le message que tu es dans un championnat de baltringues »

Des clubs comme Lyon, Marseille, Saint-Etienne, Monaco ou Bordeaux, qui étaient censés être les adversaires directs du PSG par rapport à la saison passée, ne sont pas là. C’est pour ça que les Parisiens ont dû faire cette analyse entre eux. Ils doivent se dire : "On est dans un championnat faible, avec des équipes moyennes et pas suffisamment de qualité face à nous."

C’est peut-être vrai mais ça ne se dit pas comme ça. Il est normal pour de tels joueurs d’avoir l’ambition de gagner le championnat ou la Ligue des champions. Mais on ne déclare pas des choses comme ça publiquement. On ne peut pas être aussi méprisant. C’est un manque de respect par rapport aux adversaires. Tu envoies le message que tu es dans un championnat de baltringues, où tu n’as même pas besoin de courir pour gagner. Il suffit de rentrer sur le terrain pour en mettre quatre. Mais c’est faux. »

Luis Fernandez Journaliste