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Malgré le duo Sablé-Gasset, les Verts restent grippés

Les Verts, qui ont vu Jean-Louis Gasset devenir l’adjoint de Julien Sablé cette semaine, ont été tenus en échec par Strasbourg (2-2), ce vendredi, en ouverture de la 14e journée de Ligue 1. L’ASSE a pourtant mené deux fois au score avant d’être rejointe. Et de signer un cinquième match sans succès en Ligue 1.

Des Verts sur un rythme de relégables

Le 14 octobre dernier, Saint-Etienne dominait Metz (3-1) et s’offrait son quatrième succès de la saison en Ligue 1. Les Verts ne le savaient pas encore mais ils venaient de signer leur dernière victoire toutes compétitions confondues depuis cette soirée, qui les avait vu truster la dernière marche du podium de l’élite. Ce dernier est loin aujourd’hui (7 points séparent l’ASSE de l’Olympique Lyonnais). Ce vendredi, Sainté, sans Bryan Dabo écarté, a pourtant tout tenté (10 tirs, 5 cadrés). Les Verts ont même mené au score à deux reprises (Hernani, 41e ; Monnet-Paquet, 56e).

Mais ils n’ont pas réussi à tenir leur avantage, à l’image de ce penalty bêtement concédé à l’heure de jeu par Florentin Pogba et transformé par Jonas Martin (63e). Un résultat qui grippe un peu plus les Stéphanois, au rythme de relégable aujourd’hui, avec deux points pris sur quinze possibles. Le danger n’est pas loin. La zone rouge n’est qu’à cinq longueurs… Et le calendrier à venir, avant la trêve, particulièrement inquiétant (déplacements à Bordeaux, Marseille et Guingamp, réception de Monaco)

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Messages salés en tribunes

Le départ d’Oscar Garcia, l’arrivée sur le banc de Julien Sablé et celle cette semaine, un peu confuse, de Jean-Louis Gasset – on y reviendra – , sans oublier la fessée lors du derby (5-0) contre Lyon, ont fait monter la moutarde au nez des supporters stéphanois. Ces derniers n’en peuvent plus et l’ont clairement fait comprendre à qui voulait l’entendre, à la direction du club surtout. Enfin, à qui voulait bien le lire. Car ce sont des tribunes que le cri du cœur est venu, le tout par l'intermédiaire de banderoles explicites. Les supporters foréziens réclament du changement. Cette nouvelle défaite ne va donc qu’accentuer sérieusement la pression autour de l’état-major du club. Même si, à défaut d’avoir vu du jeu ou le premier but en Vert de Diony, encore maladroit en fin de match, ils ne pourront pas reprocher aux leurs d’avoir essayé.

Gasset-Sablé, c’est encore flou

C’est son nom qui était couché ce vendredi soir sur la feuille de match, pas celui de l’ancien milieu de terrain stéphanois Julien Sablé. Mais à l’arrivée, Jean-Louis Gasset n’est bien que l’adjoint de Julien Sablé et donc le numéro 2 au poste, ce que la tenue du match a démontré, avec un Gasset observateur et un Sablé au four et au moulin, donnant ses consignes aux entrants et faisant passer ses messages de sa zone technique. Mais cela n’a pas coïncidé avec un succès stéphanois.

Strasbourg, toujours ça de pris

Vu la fin de match, où ils n’ont pratiquement plus donné signe de vie sur le plan offensif, les joueurs de Thierry Laurey peuvent être satisfaits de ce point pris à l’extérieur. Pour la deuxième fois cette saison, Strasbourg frustre dans les grandes largeurs Saint-Etienne, qu’il aura encore tenu en échec dans le temps réglementaire d’une rencontre. La première fois, c’était en 16es de finale de la Coupe de la Ligue (1-1), pour un succès et une qualification aux tirs au but (5 tab 4).

La victoire aurait pu être au rendez-vous si le coup franc de Liénard, dévié par le mur, était passé sous la transversale de Ruffier, plutôt que de rebondir sur celle-ci (61e). Toujours est-il que le Racing, joueur comme à son habitude, a réalisé une belle opération avec ce point, une semaine après son succès devant Rennes (2-1). Au classement, ça ne rapporte pas très, très gros aux Alsaciens, toujours 18es (14 pts). Mais pour la confiance, ce résultat est ô combien important pour le promu.