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Marseille: Garcia invite les journalistes à... s’insurger

Lassé par les questions sur son avenir, Rudi Garcia, entraîneur de l’OM, a invité la presse à s’insurger contre ceux qui s’inventent journalistes. Il assure ne pas se soucier de son cas et regrette les tentatives de division avec son directeur sportif, Andoni Zubizarreta.

Après le nul concédé face à Angers (2-2) la semaine dernière après avoir mené 2-0, l’Olympique de Marseille s’apprête à affronter une terre hostile, vendredi en se rendant à Bordeaux (20h45, 31e journée de Ligue 1) où le club n’a pas gagné depuis 1977. "Une tâche ardue" pour Rudi Garcia qui ne veut penser à rien d’autre que à la course pour la Ligue des champions. Pas même à son avenir. Interrogé à plusieurs reprises sur ce sujet ce jeudi en conférence de presse, l’entraîneur s’est un peu offusqué des tentatives de division au sein de l’état-major du club et a invité les journalistes à se révolter. 

"Je n'aime pas l'ambiance qui traîne en ce moment"

"Mon cas personnel n’est pas important, a-t-il assuré. Ce qui compte, c’est l’équipe. Je mets toute mon énergie et ma détermination à gagner le prochain match. (…) On m’a beaucoup rapporté (des articles, ndlr) cette semaine. Je n’aime pas l’ambiance qui traîne en ce moment, d’essayer de diviser les dirigeants. On envoie Andoni (Zubizarreta, le directeur sportif), je ne sais pas où (son nom est murmuré du côté d’Arsenal). Vous n’arriverez pas à me faire sortir du fait qu’il n’y a que Bordeaux qui compte. On a fait nul contre Angers et c’est de notre faute. Je comprends, je sais où on est et il n’y a pas de problème particulier mais moi je dis stop et je dis concentration sur Bordeaux. On envoie tout le reste balader."

"Aujourd’hui, tout le monde s’invente journaliste"

Relancé sur le cas de ses cadres qui jouent moins ces dernières semaines, Garcia est de nouveau bifurqué sur le thème de la cohésion qui lui tient tant à cœur. "On aura besoin de la mobilisation de tout le monde et qu’on pousse tous dans le même sens, a-t-il repris. C’est pour ça que je disais: ‘ne cherchez pas à…’ Aujourd’hui, il s’écrit tout et n’importe quoi avec des gens qui ne sont même pas journalistes. Vous devriez vous insurger, vous, les vrais (médias) institutionnels, défendre votre profession. Je pense que c’est quelque chose d’important. Aujourd’hui, tout le monde s’invente journaliste sur le fait qu’il (il prend son téléphone dans les mains) peut toucher des dizaines, des centaines, des milliers de personnes. (…) Je ne suis pas agacé, je mets juste le hola."

Nicolas Couet avec Florent Germain