RMC Sport

Monaco: Moreno pas tendre avec la direction après son licenciement

Viré par l'AS Monaco en juillet dernier, seulement six mois après sa nomination, Robert Moreno regrette la façon dont il a appris son départ. Dans un entretien donné à L'Equipe, l'entraîneur espagnol raconte avoir appris son éviction dans les journaux.

Nommé le 28 décembre 2019, viré le 18 juillet 2020. Resté seulement six mois sur le banc de l’AS Monaco, Robert Moreno garde un goût quelque peu amer de cette expérience. Et pour cause, l’Espagnol estime que son départ a été provoqué par l’arrivée de Paul Mitchell comme directeur sportif, alors qu’il avait justement expliqué à ses dirigeants qu’il était important de nommer quelqu’un à ce poste. C’est ce qu’il explique dans un entretien donné à L’Equipe, dans lequel il revient sur le jour où il a appris son départ.

"C'était un samedi. Le matin, je reçois un message d'Oleg (Petrov, le vice-président du club), qui me dit qu'il veut me voir, il me dit de descendre au stade après l'entraînement. Sur le chemin, un ami m'appelle: "C'est sorti dans les journaux...". Apprendre qu'on est viré dans la presse, c'est ça qui fait mal. Pas qu'ils te renvoient, parce que dans le football, on est tous de passage. Mais un club comme Monaco doit faire attention à ce genre de choses", affirme-t-il. Remplacé par Niko Kovac, l'ancien coach du Bayern Munich, il assure qu’aucune raison ne lui a été donnée à son départ.

"On avait commencé à bâtir de belles chose"

"Aucune. Simplement: "Tu ne vas pas continuer, on ne compte pas sur toi" et ça s'est fini comme ça. Oleg a dit des choses après, mais c'était n'importe quoi, des choses pour justifier la décision. Pour moi, l'histoire est très simple : un nouveau directeur sportif est arrivé, il voulait compter sur ses personnes de confiance et c'est tout. Après, le temps donnera raison à l'un ou à l'autre", poursuit Moreno, convaincu qu’il aurait pu qualifier Monaco pour la prochaine Ligue Europa si la saison avait été son terme.

Le club du Rocher avait terminé à la neuvième place, à un point de la sixième place, le dernier ticket européen. "C'est douloureux de ne pas avoir pu continuer ce qu'on était en train de construire. Je ne suis pas resté très longtemps puisque je suis arrivé le 28 décembre et le championnat s'est arrêté le 13 mars. Mais on avait commencé à bâtir de belles chose", regrette Moreno, qui n’a pas retrouvé de club depuis son éviction.

RR