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Mort de Bernard Tapie: Papin abattu par la perte d’une "figure paternelle"

Jean-Pierre Papin, ancien attaquant de l’OM, a peiné à confier son émotion après le décès de Bernard Tapie, avec lequel il entretenait une relation très forte lors de son passage à l’OM.

Il a fallu quelques jours à Jean-Pierre Papin, rongé par la peine, pour réussir à à mettre des mots sur son émotion après le décès de Bernard Tapie, ancien président marseillais dimanche des suites d’un cancer à 78 ans. L’ancien attaquant de l’OM s’est confié dans une interview à La Provence, ce mercredi après avoir échoué à contenir son chagrin deux jours plus tôt. "JPP" revient sur les liens qu’il entretenait avec cette "figure paternelle" qui l’avait fait venir de Bruges en le chipant in extremis à Monaco en 1986.

"Je vais porter son cercueil"

"Je ne suis pas bien, confie-t-il dans le quotidien régional. Il m’a tellement aidé dans ma vie de famille, des choses très importantes. D’où les difficultés que j’ai à en parler. J’ai perdu quelqu’un qui comptait pour moi et je suis triste. Je vais porter son cercueil, ainsi que me l’a dit son fils Laurent, avec Basile (Boli, qui a ensuite décliné, selon La Provence, ndlr), Claude Lelouch, Jean-Louis Borloo, Bernard Hinault et sa collaboratrice Noëlle Bellone. Et ça va me bouleverser complètement. Ce n’est pas anodin."

"Une relation père-fils"

"Je ne retiens que le bien, ajoute-t-il. Si je suis là aujourd’hui, il y est pour beaucoup." Il conserve de nombreux souvenirs émus de leurs relations avec des appels quotidiens. "C’était une relation père-fils, poursuit-il. Seuls un père et son fils peuvent se parler de cette manière, pas un joueur et son président, ça n’existe pas."

Il se souvient parfaitement des mots réconfortants du "boss", prononcés après le sacre marseillais en Coupe d’Europe en 1993 après la victoire en finale (1-0) face à l’AC Milan, club que Papin avait rejoint un an plus tôt. "Après le coup de sifflet final, j’étais effondré, allongé par terre et c’est lui qui est venu me relever en me disant: ‘si tu n’avais pas été là, on ne l’aurait jamais eue celle-là’."

NC