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Mort de Robert Herbin: "Il savait motiver ses joueurs sans trop parler" selon Bathenay

Joueur et entraîneur de légende de Saint-Etienne, Robert Herbin s’est éteint ce lundi à 81 ans. Dans l’After, sur RMC, l’ancien Stéphanois Dominique Bathenay s’est souvenu de la personnalité du "Sphinx".

Saint-Etienne pleure son "Sphinx". Robert Herbin, neuf fois champion de France avec les Verts (cinq comme joueur, quatre comme entraîneur), est décédé ce lundi à 81 ans. C’est forcément avec une grande émotion que ses anciens joueurs, comme Dominique Bathenay, se souviennent de lui. "Je l’ai connu comme joueur aussi, quand je suis arrivé à Saint-Etienne, explique l’ancien milieu de terrain des Verts dans l’After ce lundi sur RMC. C’était mon entraineur, celui qui m’a fait débuter en professionnel. Il a beaucoup apporté au foot français et à Saint-Etienne bien sûr." Avec un caractère plutôt taiseux.

"C’est vrai que Robby parlait très peu, confirme Bathenay. Il pesait ses paroles. On n’avait pas tellement de relations, si ce n’est qu’il nous appelait dans son bureau de temps en temps. Il m’avait appelé une fois pour me dire qu’il y avait plein de choses bien, mais il ne m’avait pas mis dans l’équipe (rire). Il était un peu imprévisible. Il savait motiver ses joueurs sans trop parler. Il était dans le travail, dans tout ce qu’on faisait à l’entraînement." La clé de la réussite.

"Il y avait une alchimie autour de Robby"

"Il avait instauré des entraînements où on savait vraiment ce qu’on allait faire pendant le match, souligne Dominique Bathenay. On s’entraînait toujours de la même façon. Il n’y avait pas de raison qu’on ne soit pas en forme le jour du match. Il n’avait pas besoin de beaucoup parler. Il avait des relais sur le terrain. Il y avait une alchimie autour de Robby. Il était emblématique. Il avait porté les couleurs de l’ASSE, il avait été champion de France avec l’ASSE. Il a apporté quelque chose de nouveau dans l’entraînement. Il aurait été en difficulté aujourd’hui avec les médias, les réseaux sociaux, mais c’était sa façon d’être et ça lui a pas mal réussi."

Pour Dominique Bathenay et d’autres, c’est quand ils ont rangé les crampons qu’ils ont pu découvrir une autre facette de l’homme. "Il a beaucoup plus parlé après sa carrière d’entraîneur que pendant. Mais c’était sa logique et son respect du jeu. Il nous a beaucoup apporté. Je l’appréciais beaucoup." Comme tous les amoureux de l’épopée des Verts.

LP