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Nantes: Gourcuff s’en va après une question sur Rennes

Christian Gourcuff a écourté sa conférence de presse, ce mercredi, en se levant après avoir refusé de répondre à une question sur Rennes, son ancien club qu’il retrouvera vendredi soir (20h45, 22e journée de Ligue 1) après l’avoir quitté dans des circonstances douloureuses.

Christian Gourcuff a passé six minutes devant la presse, ce mercredi à deux jours du déplacement de Nantes à Rennes, vendredi (20h45, 22e journée de Ligue 1) pour un derby de l’Ouest toujours très attendu. Le retour de l’entraîneur du FCN au Roazhon Park particulièrement. Démis de ses fonctions d’entraîneur en novembre 2017, le technicien avait confié quelques mois plus tard avoir "la haine" contre le Stade Rennais.

Déjà très tendu à l’évocation du club breton avant le match aller (remporté par son équipe 1-0 en septembre), Gourcuff a écourté son intervention devant les médias, ce jeudi à la suite d’une question sur la force de frappe offensive du voisin. "Je ne parlerai pas de Rennes", a-t-il lâché avant de se lever et de quitter la pièce.

"Une bonne équipe dans une période de confiance"

Il avait pourtant évoqué son adversaire lors des deux questions précédentes. Notamment sur la motivation que ses joueurs pouvaient ressentir à l’approche des retrouvailles avec le rival. "C’est un match difficile face à une bonne équipe qui est dans une période de confiance, avait-il confié. On n’a pas à spéculer là-dessus, il faut se remettre dedans (après la défaite contre Bordeaux, dimanche dernier). La principale chose, c’est d’avoir la capacité de faire des analyses des manques qu’on a affichés dimanche pour y remédier."

Il s’est encore épanché sur les qualités de l’effectif rennais au moment de répondre à une question sur l’impact de la prolongation jouée par les Bretons, mardi à Angers, sur le match de vendredi. "Quand on voit leur effectif, ils ont la capacité de faire tourner, avait-il analysé. D’ailleurs, les joueurs qui vont probablement débuter vendredi n’ont pas fait les 120 minutes. On ne spécule pas là-dessus, on s’occupe d’être à notre meilleur niveau."

Il a finalement refusé de développer davantage son ressenti sur un club qu’il entraîné à deux reprises (2001-2002, 2016-2017) avant d’être licencié. "Je vis ça comme une trahison, avait-t-il déclaré au Télégramme en 2018. Ce n'est pas Ruello (président du club viré quelques jours avant lui en 2017, ndlr) qui m'a trahi... Le fils Pinault, lui, je ne l'ai vu qu'une fois, lorsqu'il est venu avec son père voir un quart d'heure d'entraînement un jour. C'est pire qu'un regret, c'est la haine!"

Nicolas Couet