RMC Sport

Nantes: Kolo Muani ne comprend pas la comparaison avec Mbappé

Dans un entretien accordé à Ouest France, Randal Kolo Muani a fait part de son étonnement à propos du parallèle que beaucoup font avec Kylian Mbappé. Comme la star du PSG, l’attaquant du FC Nantes est né à Bondy, mais il a grandi dans une autre ville de Seine-Saint-Denis.

Bondy est une ville d’un peu plus de 50.000 habitants, située au nord-est de Paris. En Seine-Saint-Denis. Mais depuis quelques années, elle jouit d’une réputation mondiale. Grâce à Kylian Mbappé. L’attaquant du PSG a grandi avec le code postal 93140. C’est là qu’il a usé ses premiers crampons et qu’il s’est fait repérer, couvé par son père Wilfried, entraîneur à l’AS Bondy. Le champion du monde 2018 le revendique dès que possible. A l’instar de Jonathan Ikoné, lui aussi originaire de la ville. Alors forcément, les jeunes footballeurs de Bondy sont regardés différemment lorsqu’ils débarquent dans le monde professionnel. Et les comparaisons fleurissent, parfois trop rapidement. Randal Kolo Muani en sait quelque chose.

L’attaquant du FC Nantes, qui s’est révélé cette saison en Ligue 1, est souvent présenté comme un disciple de Mbappé. Sauf qu’il n’a aucun lien de cœur avec Bondy. "Je ne comprends pas trop pourquoi on dit ça, s’amuse le joueur de 22 ans dans un entretien accordé à Ouest France. Je suis juste né à l’hôpital de Bondy, mais je n’ai jamais vécu là-bas. J’ai grand à Villepinte (plus au nord de la Seine-Saint-Denis, ndlr), j’ai commencé le football là-bas, mes parents y vivent encore."

"Cette réputation de nonchalant m’a suivi pendant des années"

Après avoir marqué 5 buts (dont un au Parc des Princes sur une passe involontaire de Mbappé) et délivré 6 passes décisives en 35 apparitions, Kolo Muani est en train de franchir un palier avec les Canaris. Le jeune talent, qui était prêté à l’US Boulogne la saison passée (en National), dispute actuellement l’Euro Espoirs avec l’équipe de France. Il est d’ailleurs entré en jeu lors de la victoire face à la Russie, dimanche, pour la deuxième journée de la phase de poules (2-0).

L’occasion de montrer ses progrès. "J’ai pris plus confiance en moi, assure-t-il. C’est important quand tu joues en Ligue 1. Si tu n’as pas confiance en toi, tu vas faire n’importe quoi. Tu vas trembler quand tu vas jouer." Une attitude qui tranche avec celle de ses débuts, lorsqu’il renvoyait l’image d’un joueur trop mou. "Cette réputation de nonchalant m’a suivi pendant des années… J’ai beaucoup travaillé dessus avec mon père. Je ne le faisais pas exprès, explique Kolo Muani. on m’a beaucoup catalogué sur ça. Des fois, on me disait: ‘Tu n’as pas envie de jouer, tu es trop nonchalant’. Par exemple, pour faire un pressing, je venais tranquillement. Mais non, un pressing, tu dois venir à fond pour bien le bloquer. Je ne comprenais pas ça (…) J’ai fait un travail sur moi pour effacer cette nonchalance. J’espère que je le fais bien. Je continue à le faire. Quand je rentre sur le terrain, je donne tout. Si je dois mourir sur le terrain, je le ferai".

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport