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Nantes: le coup de gueule de Kita contre les dernières révélations sur Emiliano Sala

Mis en cause par un reportage sur la mort d'Emiliano Sala, le président du FC Nantes Waldemar Kita se défend au micro de RMC Sport et réfute des relations mauvaises avec son ancien joueur, décédé dans un crash d'avion.

"Des polémiques artificielles et stériles". Dans une interview accordée à RMC Sport, à l'occasion de la convention Première Ligue, Waldemar Kita a vertement dénoncé la diffusion et la teneur d'une enquête de L'Equipe consacrée à Emiliano Sala. Le président nantais est mis en cause par plusieurs témoignages sur la nature de sa relation avec le footballeur argentin, décédé le 21 janvier lors du crash dans la Manche de son avion qui le transportait à Cardiff.

"Atteinte à la vie privée"

"Sur le reportage qui est passé, je m'étonne qu'il ait été diffusé à quelques jours du dernier match de la saison. Je m'étonne qu'il diffuse des conversations privées d'Emiliano Sala et qu'il porte atteinte à sa vie privée et son intimité avec le témoignage de certaines personnes qui étaient ses confidents", dénonce l'homme d'affaires.

Il fait référence à un extrait sonore, tiré d'une conversation WhatsApp dans laquelle Emiliano Sala exprimait ses problèmes relationnels au FC Nantes et ses réticences à l'idée de signer à Cardiff.

"Il était malheureusement un peu manipulé"

Estimant que "beaucoup d'éléments, pourtant très importants, ont été oubliés", Waldemar Kita trouve aussi "étrange" que "le rôle de certains acteurs n'ait pas été cité" dans ce reportage: "Je ne comprends pas pourquoi personne n'évoque la responsabilité de ceux qui n'ont pas été capables de l'accueillir dignement et qui l'ont laissé monter dans cet avion et dans ces conditions", poursuit-il.

Sur la nature de sa relation avec Emiliano Sala, notamment le fait que ce dernier était déçu de ne pas obtenir de revalorisation salariale, Waldemar Kita "regrette terriblement que certaines personnes continuent à dire des choses qui ne sont pas vraies". "C'est un garçon que j'aimais beaucoup, que je suis allé chercher en deuxième division, qui gagnait 10.000 euros par mois. Je pense que j'ai fait beaucoup pour lui", reprend-il avant de conclure: "Il était correct, gentil, malheureusement un petit peu manipulé, très courageux et aimé par tout le monde. Voilà ce que je veux garder d'Emiliano".

JA