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Nantes-OM: ces grands numéros 9 marseillais qui doivent inspirer Benedetto

L’Argentin Dario Benedetto (29 ans), attendu comme le sauveur sur le front de l’attaque olympienne et qui devrait jouer à Nantes ce samedi (17h30), devra s’inspirer de quelques uns des numéros 9 ayant réussi leur passage à l’OM. Ils ne sont finalement pas si nombreux, mais leur trace est grande dans le cœur des supporters.

Tous les maillots pèsent a priori le même poids, quel que soit le club. Mais le numéro 9, en général, et à l’Olympique de Marseille, en particulier, semble parfois posséder quelques kilos de plus. L’Argentin Dario Benedetto l’a peut-être déjà compris, à l’issue de son entrée en jeu au Vélodrome samedi dernier lors de la première défaite de la saison de Ligue 1 face à Reims (0-2).

Dans le passé, nombreux sont ceux qui ont échoué à rentrer dans le cœur des Marseillais. Ces derniers retiennent globalement deux choses: le nombre de buts et la capacité à mouiller le maillot pour l'OM. Un Brandao (2009-2012), pas le plus talentueux, a marqué les esprits pour ses buts importants (face à l’Inter en Ligue des Champions en 2012) et son tempérament de guerrier. A l’inverse, un Mario Balotelli, arrivé en grandes pompes à l’hiver 2019, ne restera pas dans les mémoires malgré ses huit buts en 15 matchs en une demi-saison. Petit coup d’œil dans le rétro sur ceux qui ont, en revanche, complètement réussi leur passage sur la Canebière.

Bafétimbi Gomis

Il a souvent été moqué, n’incarnant pas assez, aux yeux de certains, un vrai 9 talentueux et buteur. Mais aujourd’hui, après l’énorme échec Kostas Mitroglou, le passage éclair de Mario Balotelli ou l’incapacité de Valère Germain à s’imposer, Bafétimbi Gomis reste probablement le dernier avant-centre à avoir marqué les esprits. Dans une formation balbutiante, l’ancien Lyonnais et Stéphanois a tout même inscrit ses 20 buts en 31 matchs et porté l’OM au cœur des moments difficiles. Non retenu à l’issue de la saison et parti à Galatasaray contre 2,5 millions, son rendement n’a depuis jamais été égalé.

André-Pierre Gignac

Cinq saisons à l’OM et surtout une qui restera dans toutes les mémoires: celle sous les ordres de Marcelo Bielsa en 2014-2015, avec une ambiance dingue, un niveau de jeu incroyable et des émotions garanties à chaque rencontre. "APG" a été l’avant-centre parfait dans l’équipe du technicien argentin. Avec 21 buts, il a porté l’OM et marqué des buts décisifs (comme à Caen en octobre 2014). En cinq saisons, avant de partir au Mexique, le numéro 9 phocéen a inscrit 65 buts au total. Seule sa saison 2011-2012 (1 but) aura été ratée.

Mamadou Niang

De 2005 à 2010, l’attaquant sénégalais Mamadou Niang (qui portait le numéro 11 et non le numéro 9) a été le meilleur buteur marseillais. 11 buts, 14 buts, 20 buts, 18 buts, 19 buts: une montée en puissance et une vraie constance. Son passage a été une réussite totale, à une période où l’OM a mis du temps à retrouver les sommets. L’apothéose sera évidemment le titre au bout de la saison 2009-2010.

Didier Drogba

Comment expliquer l’inexplicable? L’Ivoirien n’est resté qu’une seule saison (2003-2004) dans les Bouches-du-Rhône, mais il est sûrement le numéro 9 le plus célèbre de l’OM. Celui qui fait encore frissonner les supporters des années après. 19 buts en Ligue 1, 11 sur la scène européenne jusqu’à la finale de la Coupe de l’UEFA, une puissance incroyable qui se dégageait de ses courses, un pied droit toujours sûr face au but. Sa reprise de volée face à Montpellier, son but face à l’Inter devant Adani et Toldo, son doublé face à Newcastle en demi-finales: les souvenirs sont nombreux, lointains, mais toujours aussi symboliques dans les cœurs marseillais.

Jean-Pierre Papin

Meilleur buteur de la C1 en 1990, 1991 et 1992, meilleur buteur de la Division 1 entre 1988 et 1992, 182 buts en 275 rencontres. Jean-Pierre Papin est peut-être le plus grand numéro 9 qu’ait connu l’OM dans son histoire. Dans cette époque faste, il symbolisait à lui seul la réussite du club dirigé par Bernard Tapie. Son départ au Milan AC en 1993 a coïncidé avec la Ligue des champions remportée par l’OM… face au Milan AC, mais sa trace est indélébile dans l’histoire olympienne.

Josip Skoblar et Gunnar Andersson

L’histoire est plus ancienne, les clichés sont en noir et blanc, mais le Yougoslave et le Suédois ont marqué les épopées marseillaises des 30 Glorieuses. Josip Skoblar (1966-1967 et 1969-1974) et Gunnar Andersson (1950-1958) figurent tous les deux sur le podium des meilleurs buteurs de l’OM. Seul Papin est intercalé entre le Suédois (194 buts en 250 matchs) et le Yougoslave (176 buts en 211 matchs). Deux monstres sacrés, même si le premier n’a jamais été champion de France. Skoblar, en revanche, possède toujours le record de buts inscrits en une saison en D1 (44 en 1970-1971).

ThP