RMC Sport

Nice: les auteurs du chant anti-Sala assument une "erreur" mais se payent Galtier

Les ultras de la Populaire Sud ont réagi dans un communiqué au chant sur Emiliano Sala, émis mercredi par une partie des membres de la tribune. Ils fustigent la communication du club et de Christophe Galtier, entraîneur.

Les ultras de Populaire Sud ont pris la parole dans un communiqué publié sur leur page Facebook, ce jeudi au lendemain du tollé suscité par un chant moquant la mort d’Emiliano Sala et entonné par plusieurs membres de la tribune, mercredi face à Saint-Etienne (4-2). Après avoir rappelé sa fidélité pour supporter l’équipe depuis 37 ans, le groupe s’en prend sèchement à la communication et à celle de leur entraîneur Christophe Galtier.

Les ultras dénoncent "les mots acerbes" du club pour jeter "le discrédit" sur eux

"Voilà qu’après une erreur, puisse-t-elle paraître énorme ou non selon les pensées de chacun, tout est remis en question: sortie médiatique de notre entraîneur et communication à la hâte du club avec des mots acerbes pour jeter le discrédit sur tout un groupe, regrette le texte. Matraquage constant des journalistes, à commencer par les locaux (on est habitué…). Indignation sélective de personnes se prenant pour les seules à savoir distinguer le bien du mal."

Le communiqué des Ultras de la Populaire Sud
Le communiqué des Ultras de la Populaire Sud © Capture Facebook

"Ce serait bien que M.Galtier regarde autour de lui avant de parler de notre tribune"

La suite du communiqué des Ultras de la Populaire Sud
La suite du communiqué des Ultras de la Populaire Sud © Capture Facebook
La fin du communiqué des Ultras de la Populaire Sud
La fin du communiqué des Ultras de la Populaire Sud © Capture Facebook

Le groupe présente ses condoléances à la famille d’Emiliano Sala et rappelle lui avoir rendu hommage lors de sa disparation en janvier 2019 et plus récemment lors de la finale de la Coupe de France perdue face à Nantes (1-0), samedi dernier. Mais il défend sa liberté de ton.

"Le second degré est partie intégrante de la culture Ultra"

"Si nous comprenons évidemment l’émoi que peuvent susciter les paroles de ce chant, le second degré est partie intégrante de la culture Ultra, mais aussi de notre nissardité, toute réunie dans cette phrase: ‘M’en bati, sieu Nissart’, symbole de notre autodérision et de l’esprit désinvolte (parfois trop certainement) qui est le nôtre."

Les ultras condamnent "ceux qui tirent sur l’ambulance au moindre écart" et regrettent que "d’autres dérives" suscitent moins d’indignation en évoquant les nombreuses mesures répressives contre les supporters (interdictions de déplacement, peines de prison, tirs de flashball…).

"M.Galtier parle de la tribune comme du reflet d’une société de merde, ce serait bien qu’il regarde autour de lui avant de parler de notre tribune, conclut le communiqué. Il oublie aussi vite que l’ambiance au coup d’envoi était pesante suite à la honte et à la déception subies lors de la finale… mais qui n’ont pas empêché la tribune d’être présente hier et de pousser les siens jusqu’au bout. Nous sommes dans une société où une minorité nous impose sa vérité et nous dit également de quoi l’on peut rire. On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui… Que les indignés et autres donneurs de leçons s’insurgent pour de vrais sujets. Repose en paix Emiliano."

Galtier avait poussé un gros coup de gueule contre les supporters auteurs du chant à l'issue de la rencontre, mercredi. "Je n'ai pas d’adjectif pour définir ce que j’ai entendu, a-t-il lancé en conférence de presse. Une des premières réactions dans le vestiaire après le match, ce n’était pas des cris de joie, c’était ce que les joueurs ont entendu. Je sais que le club est intervenu à travers un communiqué. Au nom de mon vestiaire et de mon staff, on tient à présenter nos excuses à la famille d’Emiliano Sala et au FC Nantes. On peut entendre beaucoup de choses dans un stade. Je parle de quelques personnes, mais des personnes qui ont quand même chanté assez fort et il n’y en avait pas que trois. Et s’ils ne sont pas contents, ils ont qu’à se présenter au camp d’entraînement, je leur dirais la même chose."

"Je n'ai pas d’adjectif pour définir ce que j’ai entendu, avait-il ajouté. Une des premières réactions dans le vestiaire après le match, ce n’était pas des cris de joie, c’était ce que les joueurs ont entendu. Je sais que le club est intervenu à travers un communiqué. Au nom de mon vestiaire et de mon staff, on tient à présenter nos excuses à la famille d’Emiliano Sala et au FC Nantes. On peut entendre beaucoup de choses dans un stade. Je parle de quelques personnes, mais des personnes qui ont quand même chanté assez fort et il n’y en avait pas que trois. Et s’ils ne sont pas contents, ils ont qu’à se présenter au camp d’entraînement, je leur dirais la même chose."

NC