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Nice-Metz: les Aiglons, dauphins du PSG, trébuchent à domicile face à la lanterne rouge

Renversants à Clermont le week-end dernier, les Niçois de Christophe Galtier se sont pris les pieds dans le tapis cette fois-ci, contre Metz, la lanterne rouge du classement. Les Grenats, ont décroché un précieux succès (1-0) dans leur quête du maintien.

Lanterne rouge à l'aube de cette 15e journée de Ligue 1, Metz a engrangé une deuxième victoire cette saison, face à Nice (1-0), et se rapproche à un point de Troyes, le premier non relégable. Christophe Galtier redoutait un scénario similaire à celui du match de Clermont (victoire 2-1). Force est de constater que les craintes de l’entraîneur niçois étaient justifiées. Ses joueurs n’ont pas proposé grand-chose pendant près d’une heure, contre une équipe de Metz très solide. Les Messins ont opposé à leur hôte un bloc solidaire, respectant leur plan de jeu à la lettre en frappant les Aiglons sur une contre-attaque initiée et conclue par Centonze (31e).

Galtier avait pourtant averti ses joueurs du danger que représentait cette équipe lorraine, "qui a une capacité de contres qui peut faire mal". Les Niçois ont payé pour l’apprendre, et il se dit que les vestiaires ont tremblé à la pause. Les Niçois en sont revenus plus incisifs, en tout cas. Incapable de se procurer la moindre occasion nette jusqu’au temps additionnel, se reposant quasi exclusivement sur le talent du Néerlandais Calvin Stengs, très remuant, Nice a haussé le curseur au niveau de l’agressivité à la récupération du ballon.

Nice à la peine face aux mal classés

Mais pas suffisamment cependant pour se préserver des contres messins constamment dangereux dans ce registre, la faute aussi à une étrange passivité niçoise dans les duels. Des sifflets sont descendus des tribunes pour signifier l’impatience des supporters niçois devant l’incapacité des Aiglons à se défaire de la cohérence collective des visiteurs, plus agressifs. Le talent était niçois, mais les joueurs de Christophe Galtier se sont souvent trompés dans l’utilisation du ballon, avec un déchet technique trop important, et une greffe entre les offensifs qui tarde à prendre.

Acculés sur leur but dans la dernière demi-heure de ce match, les Messins n’ont pas tremblé outre mesure pour repousser les assauts niçois, même si Morgan Schneiderlin a fait frissonner l’Allianz Riviera sur une frappe légèrement trop croisée (78e) ou mal exécutée (90e), à l'instar de Rosario, qui avait obligé Oukidja à s'employer pour écarter le danger (63e). Un ballon de Dante dans la bonne zone aurait pu bénéficier à Delort (89e), mais la tête de l'attaquant est passée juste à côté.

Et c’est tout le problème, Nice a eu beau pousser et monopoliser le ballon en seconde période, le dauphin du Paris Saint-Germain a cadré une seule fois dans le deuxième acte (2 tirs cadrés sur 14 tentatives), et confirmé les difficultés entrevues plusieurs fois cette saison. Ce revers très fâcheux contre Metz s’ajoute à une défaite contre Troyes, autre équipe mal classée. Une vilaine habitude qu’il s’agira de corriger pour espérer jouer les premières places européennes. En attendant le statut de l’OGC Nice est fragilisé, et Rennes aura l’occasion dimanche de repasser devant au classement.

QM