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Incidents OL-OM: Galtier veut "taper fort" mais estime que "ce n'est pas la faute du club"

Christophe Galtier s’est exprimé jeudi sur les violences lors de la rencontre OL-OM. L’entraîneur de Nice appelle à une prise de conscience générale et demande à ce que les fauteurs de troubles soient sanctionnés, mais pas les clubs.

Depuis dimanche et le jet de bouteille sur Dimitri Payet qui a engendré l’interruption de la rencontre entre l'OL et l'OM à Lyon, le monde du football s’interroge. Comment mettre fin aux incidents qui se multiplient dans les stades depuis le début de la saison? Christophe Galtier, entraîneur de l’OGC Nice, a été interrogé sur le sujet ce jeudi, lors de la conférence de presse avant la réception de Metz (samedi, 21 heures).

"Il y a eu des matchs où on a fermé les yeux"

"On a une personne qui a agressé un joueur. Cette personne-là est un délinquant", a d’abord tranché Galtier, en insistant sur ce terme. "Que le match soit arrêté et qu’il ne reprenne pas, c’est tout à fait normal. Si ça arrive sur un arbitre, il n’y a même pas deux minutes de discussions, ce qui est normal. Donc quand ça arrive sur un joueur, il ne doit pas non plus y avoir de discussions", a-t-il poursuivi. "Il y a eu des matchs, où les objets arrivaient sur le terrain et on a fermé les yeux. On ne doit pas fermer les yeux, mais taper fort", a également ajouté Galtier.

"Ça peut arriver chez tout le monde"

Mais selon lui, les clubs concernés ne doivent pas être sanctionnés. "Personne n’est à l’abri. Quand c’est arrivé chez nous, il y a eu beaucoup de commentaires. Ça peut arriver chez tout le monde. On peut avoir le meilleur service d’ordre, ça peut arriver quand même. […] On ne peut pas appeler cette personne (qui a jeté la bouteille sur Dimitri Payet ndlr) un supporter. C’est un délinquant. Ce n’est pas la faute du club. Les personnes qui se comportent comme ça doivent être sanctionnées comme des délinquants", a développé l’ancien entraîneur de Lille.

Comme à Lyon, la rencontre entre Nice et Marseille fin août avait elle aussi été marquée par des violences. Un projectile avait déjà été lancé sur Dimitri Payet, l’attaquant avait riposté et s’en était suivi un envahissement de terrain et de longues minutes de confusion. Le président niçois Jean-Pierre Rivère avait alors dit "ne pas comprendre" le refus des Marseillais de reprendre la rencontre.

Défavorable à l'augmentation du prix des places

Pour trouver des solutions à ces problèmes de violences qui couvent depuis le début de la saison, Christophe Galtier appelle à "une prise de conscience de tout le monde". "Il y avait eu des problèmes en Angleterre il y a 30 ans, et ils sont arrivés à nettoyer le stade, nettoyer les tribunes. Ils ont élevé les prix, ce qui a fait une sélection. Est-ce qu’on doit aller vers ça? Je ne le souhaite pas. Le football est un sport populaire et ça doit le rester. Le foot est aussi un spectacle où on peut pouvoir se déplacer en famille en étant en sécurité". L’entraîneur niçois se dit également opposé à la génération des filets qui, pour lui, reviendrait à jouer dans une "cage".

LL avec C.B