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Nice-Strasbourg: victoire éclatante du Racing, claque inquiétante pour les Aiglons

Nice, après un bon nul 0-0 à Paris, a été lourdement battu 3 à 0 par Strasbourg, sa troisième défaite d'affilée à domicile et sans but marqué, dimanche lors de la 17e journée de Ligue 1.

Prétendant aux trois premières places du championnat, l’OGC Nice de Christophe Galtier a sombré à domicile (3-0) contre Strasbourg, porté par un solide duo d’attaquants Diallo-Ajorque. Le Racing se replace au classement, à un point de sa victime du soir, l’OGC Nice, et trois unités du podium. Pour Nice, il s'agit d'une troisième défaite d'affilée et sans but marqué. L'urgence point désormais.

Car Galtier ne trouve pas une formule durable dans le temps pour maintenir son groupe concerné. Son équipe reste sujette à des sautes de concentration, quand ce n’est pas carrément un défaut de motivation et d’intensité qui porte préjudice aux Aiglons, comme ce fut le cas encore ce soir à l’Allianz Riviera. Le technicien français a pourtant opéré des choix forts ce week-end, en se privant du meilleur but de son club, par exemple, Amine Gouiri, comme il l’avait fait à Paris (0-0).

Pris dans l’envie et la détermination par le Racing Club de Strasbourg, les Aiglons ont pris l’eau et concédé de multiples occasions en première période. Deuxième attaque du championnat (34 buts marqués), et invaincu depuis plus d’un mois en championnat, porté par la confiance qui l’habite, le Racing de Julien Stéphan a très facilement trouvé des solutions de centre et de passes dans la profondeur, avec une facilité déconcertante parfois, à l’image de l’ouverture du score de l’inévitable Ludovic Ajorque (21e), auteur de son neuvième but cette saison.

Une fin de match à oublier pour Todibo

A l’inverse, Andy Delort s’est complètement manqué face à Matz Sels sur une offrande de Kluivert, avec un plat du pied droit sans conviction, alors qu’il se trouvait dans une position idéale pour un buteur de sa trempe. Difficile de mieux résumer la différence de trajectoire entre les deux équipes. Et de climat, entre la sérénité strasbourgeoise apparente, et la tension palpable qui règne dans le vestiaire niçois, au bord de la rupture, en témoigne cette sortie très dure de Mario Lemina à la pause: "Je me demande si on a tous la même envie... J’ai confiance en mes gars mais on ne peut plus se permettre ce type d’entame de match", lâchait-il au micro de Canal+ à l’issue d’une première période électrique.

Comme on pouvait s’en douter, les murs du vestiaire niçois ont tremblé, les joueurs subissant la colère de leur entraîneur. Un coup de fouet qui a eu son incidence, tant les Niçois ont haussé le curseur en termes d’agressivité, poussant dans le dernier quart d’heure d’une deuxième période plus décousue pour égaliser, dans le sillage de Gouiri, dont l’entrée en jeu a redonné vie à l’attaque niçoise. L’attaquant a redoublé d’efforts pour secouer ses partenaires, en vain. Opportuniste, Diallo a soulagé des Strasbourgeois en difficulté au terme d’un beau mouvement collectif (82e), bien aidé par l’attitude plus que suspecte de Todibo, trop attentiste. Et coupable d’une mauvaise appréciation sur le troisième but (84e), signé Thomasson.

"On doit faire une vraie remise en question, a enragé Dante au coup de sifflet final, sur Canal+. On n’y arrive pas lors des derniers matchs à la maison. Trois matchs et on perd les trois. On doit fait notre autocritique avec une certaine exigence pour progresser. Ce que l’on a montré aujourd’hui, ce n’est pas suffisant. On doit être lucides et précis sur les choses à améliorer. On doit tout améliorer. On a beaucoup de choses à améliorer. Il faut trouver les choses qui nous font défaut et qui nous coûte des matchs."

Longtemps dépassé, l’OGC a définitivement pris l’eau, alors que l’équipe semblait en capacité de revenir au score. Mais c’est bien une claque qu’ils ont encaissé. Une claque dont il sera difficile de se remettre, surtout que Nice avait l’occasion d’éjecter l’OM du podium. Pourvu de nombreux talents offensifs, dont la plupart était d'ailleurs alignée ce soir, Nice aligne un septième match sans marquer dans le championnat de France. Et ce n’est pas le seul motif d’inquiétude qui devrait hanter l’esprit de Christophe Galtier, loin de là...

QM