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OL: Aulas allume l'OM "complètement en dehors des clous du fair-play financier"

Dans un entretien accordé au Dauphiné Libéré, le président de l’OL Jean-Michel Aulas a critiqué les résultats économiques de l’OM et vanté dans le même temps les performances du PSG dans ce domaine.

Jean-Michel Aulas est contrarié. Le président de l’OL estime que les résultats de son club ne sont pas assez mis en exergue dans la presse. "Plus d’objectivité pour notre OL encore à l’honneur avec le partenariat signé avec Emirates: nous sommes sixièmes de Ligue 1, qualifiés dans toutes les compétitions masculines et féminines, en règle avec le FPF contrairement à d’autres qui chantent très forts en ce moment", lançait-t-il sur Twitter jeudi soir, dans une allusion à peine voilée au rival olympien. Ce n’est sans doute pas un hasard d’ailleurs, car Lyon s’apprête à accueillir l’OM en quart de finale de la Coupe de France (mercredi 12 février).

Aulas rappelle le "climat insoutenable" à Marseille

Dans une interview au Dauphiné Libéré, Jean-Michel Aulas a profité de l’occasion qui lui était offerte pour revenir sur le premier match entre les deux équipes, cette saison, en Ligue 1 (2-1 pour l'OM, le 10 novembre). Interdits de déplacement, comme le seront les Marseillais la semaine prochaine, les supporters lyonnais n’étaient pas présents. Mais le bus du club avait été caillassé. "Je ne vous fais pas de dessin mais j’estime que le match de championnat à Marseille s’est déroulé dans des circonstances qui n’honorent ni la Ligue, ni la Fédération et encore moins l’OM, a tancé le président de l’OL. Nous avons été victimes de brutalité, d’agressions, d’erreurs d’arbitrage et de la VAR. Le tout dans un climat insoutenable. Je l’ai dit à l’époque et ça n’a pas fait plaisir, mais c’est un état de non-droit. Mais je le redis parce que c’est la vérité."

Aulas tire son chapeau au PSG

A cinq jours du choc contre Marseille en Coupe de France, un trophée que les deux équipes convoitent, Jean-Michel Aulas joue parfaitement son rôle de déstabilisateur, comme il avait pu le faire par le passé avec le Paris Saint-Germain. Jean-Michel Aulas estimait alors que le soutien apporté par le Qatar pouvait nuire à la compétitivité de la Ligue 1. Mais ça, c’était avant. "Ils ont bien travaillé sur le plan économique, a été forcé d’admettre Aulas. Ils ont signé avec Accor pour 50 millions d’euros par an et, à ma connaissance, c’est un accord de sponsoring tout à fait légitime. Ils ont renégocié avec Nike et sont arrivés à des montants bien supérieurs à ceux de l’équipe de France, que je connais bien, donc chapeau !"

Aulas: "Le meilleur, ce n’est pas le meilleur à n’importe quel prix"

"Je pense qu’ils ont retrouvé l’équilibre sans le Qatar", estime Aulas, qui en profite pour égratigner cette fois les résultats économiques de l’OM. Le parallèle était trop tentant. "Ils ont annoncé 80 millions d’euros de pertes il y a un an, 92 millions cette année, reprend le président de l’OL. S’ils devaient terminer devant Lyon, ils devront respecter les règles du FPF (fair-play financier) pour pouvoir jouer la Ligue des champions. Je remercie l’OM de me donner l’occasion de dire qu’ils sont complètement en dehors des clous du fair-play financier, avec la bénédiction de la DNCG. Pour que le football en France et en Europe reste crédible, il faut que les règles économiques soient respectées, au même titre que l’arbitrage. Le meilleur, ce n’est pas le meilleur à n’importe quel prix."

QM