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OL: Genesio parti pour rester

Son avenir doit être annoncé le 2 avril, mais la plupart des signaux sont au vert pour l’actuel coach de l’Olympique Lyonnais. Reste à convaincre les supporters.

C’est le paradoxe Genesio. Alors que le technicien va devenir vendredi soir face à Rennes le 4e entraineur de l’OL en terme de matchs disputés, il ne fait toujours pas l’unanimité auprès des supporters lyonnais et la question de sa prolongation (2 ans minimum selon les règlements de la LFP) se pose avec insistance avant les annonces sur son futur, prévues par Jean-Michel Aulas le 2 avril prochain, après la demi-finale de Coupe de France, toujours face à Rennes.

Car si Bruno Genesio fait l’unanimité en interne et n’a pas de souci majeur avec les joueurs de l’effectif, malgré quelques prises de bec avec Memphis Depay, Jean-Michel Aulas fait le tour des groupes de supporters pour prendre le pouls de la contestation. Après les "Lyon 1950" la semaine dernière, il a rencontré mardi soir les Bad Gones, puis les onze autre groupes de supporters. A l’écoute pendant une bonne heure, Aulas leur a tout de même répété un message: c’est le comité de gestion qui décide, et pas l’agora du Groupama Stadium.

"Aulas-compatible"

Si Jean-Michel Aulas n’a pas donné d’indices quant à la décision du comité de gestion, il est clair que l’unanimité autour du coach actuel pèse dans la balance. Il a en lui l'ADN de l'OL et est "Aulas-compatible", un atout non négligeable. Bruno Genesio prépare déjà la saison prochaine et le stage d’avant-saison à Tignes et lance des jeunes, dont les deux pépites Ryan Cherki et Titouan Thomas (2003) intégrés à une séance d’ entraînement avec les pros cette semaine.

Si le timing de l’annonce, après deux matchs face à Rennes, peut paraître surprenant, surtout dans un milieu où ce genre de décisions s’annonce sans préavis mais en cas de double victoire, Bruno Genesio serait dans les clous des objectifs fixés en début de saison (qualification en Ligue des champions et une chance en coupe face à une équipe, potentiellement le PSG, qu’il a déjà battu). En cas de contre-performance, Jean-Michel Aulas pourrait alors se donner du temps en fixant un nouvel ultimatum comme il avait pu le faire à l’époque de Claude Puel, un coach qui déjà avait du mal avec les supporters. Mais aujourd’hui, Bruno Genesio est dans une situation bien plus confortable que celle de Claude Puel.

Edward Jay