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OL-Nice: rebond idéal des Lyonnais avant de défier le Zénith

Malgré un match perturbé par les fumigènes et l'expulsion de Fernando Marçal en première période, l'OL a dominé l'OGC Nice ce samedi à domicile, lors de la 14e journée de Ligue 1 (2-1). La machine lyonnaise redémarre, après avoir calé à Marseille avant la trêve internationale, et se prépare au mieux pour son prochain déplacement en Ligue des champions face au Zénith Saint-Pétersbourg.

Dans ce championnat 2019-2020 encore resserré et manquant de piquant, la lecture du classement est quelque peu compliquée et pas forcément parlante. Avant le début de cette 14e journée de Ligue 1, l'Olympique Lyonnais végétait à une triste 14e place, résultat de son début de saison chaotique et de la première défaite domestique de l'équipe depuis l'arrivée de Rudi Garcia sur le banc, à Marseille (2-1).

Après le match de l'OL disputé en fin d'après-midi ce samedi, voilà les Gones provisoirement à la cinquième place, au pied du podium, à la faveur d'une victoire étriquée contre l'OGC Nice (2-1).

Reine-Adélaïde et Dembélé ont mis Lyon sur orbite

Privé de Memphis Depay et d'Houssem Aouar, blessés, Rudi Garcia a choisi de faire confiance d'entrée à un trident Terrier-Dembélé-Traoré, soutenu par Jeff Reine-Adélaïde. Bonne pioche: l'ancien Angevin, l'une des satisfactions lyonnaises ces dernières semaines, a ouvert son compteur but en plaçant un tir au ras du poteau de Walter Benitez (10e).

Dominateurs face à leur public, les Gones ont fait le break ensuite grâce à Moussa Dembélé, buteur sur un penalty qu'il avait lui-même obtenu en poussant Stanley Nsoki à la faute (28e). L'ex-joueur du Celtic Glasgow a ainsi repris seul la place de meilleur artificier du championnat avec ce 10e but de la saison.

Marçal disjoncte, le stade s'enfume

2-0 après une demi-heure de jeu, une domination assez nette: c'était trop de bonnes nouvelles pour les fans, et surtout pour le Virage Sud, qui fêtait ses 10 ans. Des fumigènes ont été craqués en masse, perturbant la rencontre à plusieurs reprises. La Ligue ne devrait pas laisser passer ces incartades.

En parlant d'enflammade, il en est un qui a oublié de garder la tête froide. Fernando Marçal a reçu un carton rouge direct pour une faute grossière et dangereuse sur le Niçois Hicham Boudaoui (34e). La donne n'a plus été la même pour un OL jusqu'alors tranquille. Comme à Marseille avant la trêve internationale, Rudi Garcia a surpris ses supporters en décidant de faire sortir précocement Jeff Reine-Adélaïde (pour le remplacer par Youssouf Koné à la 37e). Un choix qui lui a valu quelques sifflets du Groupama Stadium.

Dolberg sauve l'honneur, l'OL prêt pour son défi européen

Effacé durant le premier acte, le Nice de Patrick Vieira a profité de sa supériorité numérique pour dominer la seconde période, sans pour autant écraser les débats. Dante n'a pas cadré sa tête (59e), puis Adam Ounas (65e) et Kasper Dolberg (68e) ont buté sur Anthony Lopes. Le Danois a toutefois réussi à réduire l'écart en déviant un centre de Patrick Burner (78e). Cette fois, le VAR n'a pas invalidé son but, comme à la 49e pour cause de hors-jeu.

L'OL n'a toutefois pas cédé une seconde fois. Nice, réduit à dix à son tour après l'expulsion de Burner (86e), n'a pas réussi à tromper à nouveau un Lopes vigilant. Malgré une fin de match compliquée, Lyon l'emporte logiquement et se fait du bien au classement comme au moral avant d'aller affronter le Zénith Saint-Pétersbourg mercredi en Ligue des champions. De cette affiche dépendra en grande partie l'avenir des Gones en huitièmes de finale de la compétition. Les Russes occupent la troisième place du groupe G (4 points), les Lyonnais sont deuxièmes (7 points) derrière le RB Leipzig (9 points), tandis que Benfica est quatrième (3 points). Un défi sportif autrement plus excitant.

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N.B